Quand on se retrouve à l'étranger, même faire son épicerie devient un vrai casse-tête! Imaginez y travailler… Quelles aptitudes vaut-il mieux avoir dans sa valise avant d’accepter un emploi qui implique de longs séjours dans d’autres pays?
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La débrouillardise est un incontournable quand on est amené à voyager dans le cadre de son travail. «Une fois à l'étranger, on est livré à soi-même dans un environnement où les références culturelles sont différentes», remarque Sébastien Héroux, coordonnateur des stages et de la mobilité étudiante à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ). Par exemple, on doit être suffisamment autonome pour dénicher un logement et se déplacer dans une ville inconnue, s'abonner au téléphone, ouvrir un compte bancaire et se familiariser avec les méthodes de travail locales. M. Héroux recommande de lire d’abord des guides de voyage sur le pays ou de s'informer dans des sites Internet.
Même si le voyage est bien planifié, on doit s'attendre à tout. «On peut perdre son passeport ou se faire voler ses bagages. Il faut être capable de faire face à des situations d’urgence et les régler rapidement. On doit savoir garder son sang-froid», souligne Patrick Jeannotte, conseiller d'orientation à l'école secondaire De Mortagne à Boucherville.
À l'étranger, l'exotisme devient le quotidien. «Souvent, les gens tombent dans le piège de vouloir transporter leur petit confort à l'étranger. Mais pour s’adapter, il faut abattre les barrières», conseille M. Héroux de l'ITHQ. En effet, tout est différent : la nourriture, les magasins, les façons de faire, les codes sociaux, etc. Les expatriés doivent donc mettre leurs opinions personnelles de côté et apprendre à être tolérants. «L’ouverture d’esprit et le respect de l’autre sont importants. Ce n’est pas une bonne idée de débarquer avec ses gros sabots de colonisateur», indique M. Jeannotte.
Selon lui, le secret pour bien s'adapter à un nouveau pays est de savoir créer un bon réseau de contacts. «On doit avoir la capacité de créer des liens rapidement. Ceux qui savent aller chercher des ressources et de l'aide en cas de besoin s'en sortiront mieux que les autres. Si l’on est plus timide, introverti ou fermé par rapport à la nouvelle culture, on aura davantage de difficulté à s'intégrer», conclut-il.