«Je suis toujours dans mes valises! Avant-hier j'étais à Rome et demain je vais à Toronto», s'exclame Josée Pazzi, directrice de bord chez Air Canada. Son travail : superviser l'équipe d'agents de bord dans les avions.
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Pour des raisons de santé et de sécurité, un équipage ne peut voler plus de 14 heures par jour. Passé ce temps, il doit donc demeurer à destination. Lorsque cela arrive, Josée Pazzi en profite pour se promener et voir du pays. «Je ne reste pas à l'hôtel, je préfère sortir et explorer la ville. Ainsi, j’ai pu visiter Israël, l'Inde, le Japon et même la Chine.»
Le rôle des agents de bord n'est pas uniquement de servir des repas, des rafraîchissements et des couvertures aux passagers. Ils sont avant tout responsables de leur sécurité. Pour cela, ils ont suivi une formation durant laquelle ils ont appris à éteindre des incendies, à indiquer aux passagers ce qu’ils doivent faire en cas d'urgence et à procéder à l'évacuation d'un avion.
Josée a suivi une formation de six semaines donnée par Air Canada. Pour être admissibles, les candidats doivent détenir un diplôme d’études secondaires, maîtriser au moins l'anglais et le français, subir trois entrevues de sélection et un test médical. Pour devenir directrice de bord, elle a ensuite suivi une formation supplémentaire, après avoir cumulé un certain nombre d’années d’expérience.
«On travaille 16 jours par mois à raison d'environ 12 heures par jour. Cela nous laisse donc beaucoup de temps libre», explique celle qui fait ce métier depuis huit ans. Au début, Josée était assurée de travailler au moins 70 heures par mois et son salaire était moins élevé. Un agent de bord débutant gagne 22 $ l'heure, un plus expérimenté jusqu'à 50 $. Puis le nombre d’heures de travail a augmenté, au fur et à mesure qu’elle prenait de l’expérience. «Cela vaut la peine de persévérer», assure Josée Pazzi qui, avec son ancienneté, peut maintenant choisir ses destinations.