Le design industriel vire au vert grâce à l’écodesign! Portrait de cette discipline bien de son temps.
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«L'écoconception, ou l'éco-design, consiste à concevoir des produits et des services à moindre impact environnemental», indique Alexandre Leclerc, détenteur d'une maîtrise en design industriel de l'Université de Montréal.
Alexandre a collaboré au manifeste Traité d'écoconception publié par l'École de design industriel de la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal en 2007. Il œuvre présentement pour le Centre québécois en développement durable à Rimouski où il aide des entreprises à adopter le processus d'éco-design dans la conception de leurs produits.
L'analyse du cycle de vie est un outil incontournable quand on s'adonne à l'écoconception. Il s'agit de relever les impacts sur l'environnement de chacune des étapes de la vie de l'objet, depuis l'extraction des matières premières, son transport, sa fabrication et son emballage jusqu'à sa récupération lorsqu'il sera brisé, vieux ou démodé.
Avec les résultats de cette analyse en main, le designer peut faire des choix afin de réduire les impacts environnementaux de l’objet. Par exemple, il peut décider d'utiliser de l'aluminium recyclé pour fabriquer un vélo ou d'intégrer un filtre à café réutilisable dans une cafetière.
En écoconception, il n'y a pas de produit miracle, prévient Alexandre. Tous les produits ont un impact, petit ou grand, sur l'environnement. C'est au designer de déterminer le meilleur choix selon les priorités environnementales et le budget qui lui est alloué. Si, pour protéger les forêts, il choisit une espèce de bois facilement renouvelable, comme le bambou qui pousse en Asie, il doit s'attendre, à cause du transport, à émettre plus de carbone dans l'atmosphère.
La démarche d'écoconception demeure marginale pour les entreprises québécoises. Toutefois, le vent tourne lentement. «Depuis deux ans, les demandes en écoconception ont plus que doublé», indique Alexandre.
L'écoconception a un bel avenir devant elle. «On n'a pas le choix! On doit changer nos façons de faire», affirme-t-il. Et en changeant, il est également possible d'économiser des sous en réduisant l'emballage ou le transport.