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Tranches de vie
Cirque

Pour ceux qui aiment les hauteurs…

Le gréeur acrobatique, ça vous dit quelque chose? Ce technicien spécialisé exerce son métier en coulisses. Il mérite toutefois d’être placé sous les projecteurs.

Par Marie-Josée Richard



Faire voler des acrobates au-dessus de la foule, projeter un clown dans les airs, accroître la force d’un acteur devant soulever une lourde charge… Autant de petits miracles qui relèvent de systèmes complexes de câbles, poulies et treuils, mis en place et opérés par des gréeurs. Sans eux, le cirque perdrait de sa magie.

«Il ne faut pas sous-estimer l’importance du travail des gréeurs… ils ont entre leurs mains la vie des artistes!», révèle Antoine Grenier, chef gréeur à l’École nationale de cirque. «Voici pourquoi on ne peut pas confier ce travail à n’importe quel technicien. On a besoin de gens qualifiés, responsables, dotés une bonne condition physique, qui sont à la fois minutieux, sensibles aux besoins des artistes, respectueux des normes et règlements et surtout… qui n’ont pas peur des hauteurs!», énumère-t-il.

Assurer la sécurité Entre autres tâches, ce technicien doit aussi installer des équipements scéniques (son, éclairage et décors) dans le chapiteau, parfois à plusieurs dizaines de mètres du sol. «Le gréeur acrobatique doit réaliser des manœuvres qui sont sécuritaires à la fois pour lui, mais aussi pour les autres personnes qui se serviront de son système de gréements», souligne Antoine Grenier.

À noter : le Collège Lionel-Groulx offre depuis deux ans une attestation d’études collégiales en gréage de spectacles (cirque, théâtre, aréna, cinéma).



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