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Tranches de vie

Quand l’intérim ouvre des portes

Une policière fait le point sur son expérience d’intérim. Un bilan plus que positif.

Par Marie-Josée Richard



Pour Chantale Doyon, accepter un poste par intérim a constitué une excellente décision, qui lui a permis de gravir les échelons. En 2006, alors qu’elle occupait le poste d’adjointe au directeur au poste de police des Etchemins, dans la région Chaudière-Appalaches, son patron a dû s’absenter pour des raisons de santé. Elle est alors devenue directrice par intérim… pour deux ans!

Entrée graduelle

«Mon entrée en fonction s’est effectuée graduellement, ce qui a aidé à me faire accepter. Il n’y a pas eu de jalousie non plus; mes collègues connaissaient mon désir de gravir les échelons. Et comme j’avais occupé toutes les fonctions au sein de l’équipe, sauf celle de secrétaire, je connaissais très bien la réalité des policiers sous ma supervision.» Mais sa crédibilité et le respect de ses pairs, elle les doit surtout à ses efforts soutenus. Elle confie avoir dû mettre les bouchées doubles au début, pour s'adapter à ses nouvelles responsabilités.

Afin de bien comprendre les enjeux de son poste, elle n’a d’ailleurs pas hésité à demander conseil auprès d’autres directeurs. Cela lui a permis de développer son réseau de contacts et de se faire remarquer par des personnes influentes. Ce qui a fini par rapporter gros : elle est à présent le lieutenant Chantale Doyon, directrice du poste de la Sûreté du Québec de la MRC des Appalaches, situé à Thetford Mines. Elle est une des rares femmes à occuper un poste aussi élevé dans le milieu policier au Québec et représente fièrement la relève, étant également un des plus jeunes lieutenants. Comme quoi, un poste par intérim peut ouvrir bien des portes!



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Situation de l’emploi :
Défavorable

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