.

Cette nouvelle série 100 % québécoise (même si elle est publiée chez un éditeur européen) est un bijou. Inconnu du public il y a quelques mois à peine, Michel Falardeau a bossé dans des boîtes de jeux vidéo avant de se consacrer au neuvième art. En 2005, il a publié coup sur coup les deux premiers tomes de Mertownville, une ville impossible à situer sur une carte. Ils racontent l’histoire de Lydia Koppola, une jeune fille attachante qui rêve d’étudier en arts. Mais son père, un ex-militaire bourru qui ne souhaite pas la voir fréquenter «des travestis drogués», s’y oppose farouchement. Un compromis s’impose : le programme en arts, option justice (!), offert à l’université de Mertownville. Dans le premier tome, Lydia s’acclimate mal à sa nouvelle vie d’étudiante en résidence, qui s’annonce remplie de mystères. Et dans le second, L’Initiation, elle se retrouve justicière malgré elle. Dans les deux cas, les dessins sont magnifiques et le scénario, fort réussi : une belle rencontre entre une revue sympathique des moments simples de l’existence et un univers fantastique.
(Genève, Paquet, 2005, 48 pages par tome.)
| Pub. |