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Devenir chef des Indiens sans jouer au mâle dominant, voilà le défi que se sont lancé Caitlin Friedman et Kimberly Yorio, auteures américaines et cofondatrices d’une agence de relations publiques à New York. Un défi difficile à relever, compte tenu de l’absence de figures féminines au pouvoir pour s’inspirer.
Leur longue expérience en gestion, cumulée à celle d’autres travailleuses parvenues au sommet, sert donc de matière première à cet ouvrage, dont l’objectif est «d’aider les femmes à rester des femmes dans le monde du travail», même quand ce sont elles qui portent les culottes.
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Dans ce livre, pas de grandes théories philosophiques sur les femmes au pouvoir, mais des conseils pratiques pour devenir un leader digne de ce nom, le tout complété par des témoignages de dirigeantes qui s’interrogent sur les particularités de la gestion au féminin.
Si quelques-unes des recommandations sont au ras des pâquerettes – éviter les parties de jambes en l’air avec un collègue, par exemple, ou s’attacher les cheveux quand on n’a pas eu le temps de faire sa teinture –, certains passages sont pertinents. On y apprend notamment comment affirmer son autorité – un exercice difficile pour les femmes leaders, qui ont tendance à vouloir être aimées plutôt que respectées. Les patronnes hystériques et les control freaks trouveront aussi des trucs pour maîtriser leurs émotions et déléguer davantage.
Bien qu’il s’adresse avant tout aux femmes, cet ouvrage sera utile à tout administrateur fraîchement promu, puisqu’on y donne de précieuses leçons de gestion – comment licencier un employé avec humanité ou veiller à la bonne chimie des personnalités à l’intérieur d’une équipe de travail, entre autres.
Les auteures incitent fortement les patronnes à être solidaires avec leurs collègues féminines qui aspirent au pouvoir. Quand on sait qu’au Québec seulement 14 % des postes de haute direction sont occupés par des femmes, un peu d’entraide ne ferait pas de tort, en effet!
(Paris, Éditions Marabout, 2007, 254 pages)