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Les femmes devraient-elles mettre leur carrière entre parenthèses et rester à la maison le temps d’élever leurs enfants? Non, cette décision pourrait se révéler la pire erreur de leur vie! clame l’auteure Leslie Bennetts, journaliste au long cours et première femme à avoir couvert la campagne présidentielle au New York Times.
L’auteure lance un cri d’alarme : depuis 30 ans, jamais autant d’Américaines n’ont décidé de rester à la maison, mais elles prendraient cette décision en étant mal informées sur ses conséquences économiques et psychologiques. En devenant financièrement dépendantes de leur conjoint, elles risquent leur avenir et celui de leurs enfants. En cas de divorce, de perte d’emploi, de maladie ou de décès du pourvoyeur, rien ne va plus. Et les probabilités que la malchance survienne feraient craindre le pire à un gambler professionnel, dit-elle.
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Réintégrer le marché du travail se révèlerait beaucoup plus difficile que les femmes le croient, notamment à cause de l’âgisme (à 40 ans, les problèmes commencent…) et à la discrimination envers les mères de famille. Seulement trois quart des «revenantes» réussissent à trouver un travail et de celles-là, 40 % dénichent un poste professionnel avec avantages sociaux. En outre, en seulement trois ans d’absence, une travailleuse perdrait environ 40 % de son potentiel salarial!
Leslie Bennetts dit aux femmes : voyez à long terme et tenez-bon! Les 5, 10 ou 15 dures années à concilier travail et famille seront vite passées. Bientôt, les enfants seront à l’école à temps plein; les coûts de garderie baisseront alors que le salaire de la mère poursuivra sa croissance… Tout compte fait, une femme qui aura su préserver sa carrière sera mieux outillée pour faire face au reste de sa vie, et ce, sur tous les plans.
Basé sur des études, des faits et des témoignages, cet ouvrage est loin du simple coup de gueule féministe. Voilà plutôt un grand reportage coup de poing.
(New York, Voice, 2007, 350 p.)