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Prédire sérieusement l’avenir sans l’usage de feuilles de thé est un exercice casse-gueule. Mais l’auteur principal de L’avenir du travail, Jacques Attali, est un habitué des cascades intellectuelles. Il avait rédigé quelques mois avant cette parution Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2006). Dans le cas présent, il s’attaque précisément à l’avenir de nos manières de gagner notre croûte. Pas dans 5 ans ni dans 20, mais dans 50 ans!
L’avenir du travail est en fait un rapport commandé par l’Institut Manpower, de la firme de gestion de ressources humaines du même nom. Outre Attali, ancien conseiller de François Mitterand, on y retrouve notamment François Chérèque (le Henri Massé de la France), un professeur de la Sorbonne, un conseiller de l’Organisation internationale du travail et quelques dirigeants d’entreprise.
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La seconde partie du livre n’intéressera que les passionnés de la France, puisqu’elle propose aux Français des politiques pour faire face à cet avenir intrigant. Et quel est ce futur pour les emplois, les services, les industries, les entreprises, les technologies, les migrations? La généralisation des tendances actuelles : précarité, déloyauté, disparition de la frontière entre travail, loisirs, vie privée, et, je vous le donne en mille, nous allons être remplacés par des robots! Mieux, par des sobots… «Vers 2050, surgira un robot d’un genre nouveau : le sobot […], une intelligence artificielle fondée sur un algorithme imitant le génome humain, un “esprit numérique” sans incarnation physique, travaillant dans l’univers virtuel.» Ben coudonc!
Les évolutions prévues sont énoncées sans justification, le plus souvent par simple extrapolation des tendances des dernières années. Mais l’exercice ne manque pas d’intérêt, pour peu qu’on se laisse prendre au jeu.
(Paris, Fayard – Institut Manpower, 2007, 158 p.)