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Sans doute pour s’éviter quantité de lettres de bêtises de la part de lecteurs ou d’auteurs outrés par la sélection proposée, l’ouvrage Les 1001 livres… commence par souligner trois fois plutôt qu’une le caractère subjectif de l’entreprise en préface, en introduction et en avant-propos.
Le lecteur est donc prévenu : les titres retenus, tous des romans, ne font pas figure de liste définitive. Ils ont néanmoins été choisis par une centaine d’experts de la littérature, issus du monde entier.
Ces spécialistes ont pris le parti de ratisser large et leurs choix comprennent des grands succès populaires comme des œuvres expérimentales moins connues.
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Environ 75 % des entrées sont consacrées aux romans publiés après 1900, dont une soixantaine parus au XXIe siècle. Les Cervantès (Don Quichotte, Les Travaux de Persiles et Sigismonde), Rabelais (Gargantua et Pantagruel) et autres La Fayette (La Princesse de Clèves) côtoient donc les Zadie Smith (Sourires de loup), Jonathan Safran Foer (Tout est illuminé) et Yann Martel (L’Histoire de Pi) de ce monde.
Chacune des œuvres est présentée avec les références d’usage (titre et langue originaux, nom de l’auteur, date de parution). Dans les cas où ça s’applique, les prix remportés et les adaptations cinématographiques sont aussi mentionnés. Six cents photos couleurs – portraits des auteurs, couvertures de livres et affiches de films – égaient les quelque mille pages de cette brique.
Bien qu’ils soient sensés «démontrer ce qui rend chaque roman si fascinant, si indispensable» selon Peter Boxall, les courts textes qui introduisent les romans sont malheureusement d’intérêt inégal et certains se limitent à de banals résumés qui en révèlent parfois un peu trop. Malgré cela, l’ouvrage est une référence intéressante, ne serait-ce que pour s’amuser à compter combien de ces incontournables on a déjà lus!
(Éditions du Trécarré, Montréal, 2007, 960 p.)