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Vous connaissez l’Accord général sur le commerce des services (AGCS)? Pour le résumer vite fait, il vise à libéraliser le commerce des services entre tous les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Si l’on en croit cette dernière, qui l’a mis de l’avant en 1995, il s’agit d’une de ces ententes supposées propulser l’humanité vers une nouvelle ère de prospérité et de bonheur infini. Il ne nous resterait plus qu’à applaudir en attendant de profiter des formidables économies qui devraient en découler.
Claude Vaillancourt, secrétaire général de l’Association québécoise pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC-Québec), ne voit pas tout à fait les choses de cet œil. En décortiquant l’Accord morceau par morceau, l’auteur dépeint les écueils potentiels de cette entente : menaces pour les services publics, atteinte au pouvoir de réglementer des États ou risques de privatisations à tous vents. Pour tout dire, ce n’est pas rassurant du tout. On les voit venir, tous ces gens d’affaires qui, sans relâche, cherchent des occasions. Normal, c’est leur boulot. Le problème, c’est qu’ils en voient partout. Et qu’ils mélangent tout. Par exemple, la culture, oh pardon, les services culturels; ils regroupent ça avec les services récréatifs et sportifs.
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Mainmise sur les services est une bonne synthèse du contenu de l’AGCS, écrit sur un ton militant, qui vise d’abord à informer des dangers liés à une marchandisation à tous crins des services. Ce qu’il réussit très bien.
(Éditions Écosociété, Montréal, 2006, 195 pages.)