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Avez-vous déjà évalué le nombre d’objets que vous consommez et qui ont été fabriqués en Chine? Sans présumer de vos habitudes d’achat, il y a de fortes chances qu’une bonne partie d’entre eux arrivent du plus populeux pays de la planète. C’est pourquoi la journaliste Sara Bongiorni s’est lancée dans une aventure hors du commun : elle s’est engagée à ne pas acheter un seul produit estampillé made in China pendant un an.
Ce boycott ne visait ni les méchants exploiteurs capitalistes, ni les sombres dirigeants communistes, ni d’éventuels voleurs d’emploi. Son but était de vérifier s’il était possible de vivre sans acheter chinois. L’exercice, qui impliquait aussi son conjoint et ses enfants, âgés de deux et quatre ans, s’est révélé complexe. Pour réussir son pari, la famille a dû apprendre à lire les étiquettes et déployer des trésors d’imagination.
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Cette journaliste de la Louisiane a rapidement constaté que les produits chinois sont souvent la seule option disponible. Par exemple, quand sa cartouche d’encre lui a fait faux bond, elle n’a jamais pu la remplacer parce que la Chine est seule à produire ce modèle.
Et bonjour les journées à éplucher les catalogues pour dénicher des espadrilles italiennes pour enfant à 70 $ la paire ou une minuscule poupée allemande faite à la main pour quatre fois le prix d’une Barbie! Les enfants ont particulièrement été touchés par le boycott : la Chine est le plus grand fournisseur de jouets de la planète, dont certains ont été récemment ciblés par un rappel du fabricant. Et aussi d’à peu près tout ce qui ne coûte pas cher!
Sara Bongiorni raconte l’aventure avec humour et candeur et se garde de jouer les moralisatrices. Elle nous ouvre simplement les yeux sur une des conséquences de la mondialisation. À nous d’en tirer nos propres conclusions.
(Hoboken, N.J., John Wiley & Sons, 2007, 256 p.)