
Les villes, et plus particulièrement les grosses, ont besoin d’un maximum d’organisation pour fonctionner rondement, et les moindres détails sont importants. Mais le commun des mortels n’a généralement pas conscience de l’ampleur de cette mécanique. Avec The Works, Kate Ascher nous entraîne dans les coulisses d’une ville et, pour les besoins de sa présentation, elle a choisi l’exemple par excellence parmi les villes nord-américaines, New York.
Tout y est passé au crible. Le métro, évidemment, qui comporte le plus grand nombre de stations au monde (468), sans compter les curiosités que sont les stations abandonnées, encore visibles sur certaines lignes. L’alimentation en eau et sa distribution, qui forment un réseau de canalisations époustouflant qui tire ses sources à des dizaines de kilomètres de la ville. Ou une particularité, la fabrication de vapeur, source d’énergie pour le chauffage, la climatisation ou l’eau chaude, et qui explique un phénomène typiquement new-yorkais qui surprend toujours les visiteurs : les volutes qui s’échappent des canalisations.
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Une autre information intéressante, si vous prévoyez bientôt déambuler dans Manhattan : à peine un quart des boutons destinés aux piétons aux feux de circulation fonctionnent. Vous pouvez appuyer sur les autres jusqu’à ce que le feu change : ça aide à passer le temps...
Les explications sont claires, toujours accompagnées des illustrations qui aident à comprendre aisément les propos. Bien sûr, tout ça, c’est New York. Mais ça reste les dessous d’une ville, et il est facile de transposer l’information à d’autres centres urbains. En prenant soin de modifier un peu l’échelle, évidemment.
(Penguin, New York, 2007, 228 p.)