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On a plutôt tendance à imaginer les scientifiques un peu peinards dans leur laboratoire, déambulant en sarrau blanc en se grattant la tête à la recherche de la formule qui les rendra célèbres. Mais derrière les grandes découvertes, et certaines petites, se sont tramées des histoires parfois dignes de romans policiers.
Le physicien Pierre Zweiacker, professeur à l’Université de Lausanne, s’est donné un mal fou àrecenser tout ce qui, dans le monde de la science, a fini par déboucher sur la mort d’un des protagonistes. À n’en pas douter, il y a pris un malin plaisir.
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D’accord, certains, comme Archimède, ne sont pas réellement morts pour la science : il faudrait plutôt parler d’effets secondaires. Le célèbre savant, qui aurait utilisé la puissance des miroirs pour aider ses concitoyens à lutter contre l’invasion de Syracuse par les Romains, aurait en effet été tué par un soldat romain au moment de la prise de sa ville.
Le pauvre, aussi célèbre fut-il, s’est fait bêtement transpercer le corps alors qu’il griffonnait des figures géométriques. Les chefs romains avaient pourtant insisté pour qu’on l’épargne. Malheureusement, son portrait n’avait jamais circulé, époque oblige, et aucun soldat n’aurait été en mesure de le reconnaître.
Effet secondaire aussi du côté d’Alfred Nobel qui, avant de donner naissance au prix qui porte son nom, a inventé la dynamite. Trois ans trop tard, cependant. En effet, les explosifs qu’il vendait avant l’invention de la dynamite étaient un peu capricieux et explosaient pour tout et pour rien, rayant parfois de la carte les usines où on les fabriquait. Une de ces explosions a eu la peau du jeune frère d’Alfred, Emil, qui travaillait pour l’entreprise familiale. Ce qui n’empêchait pas Alfred de soutenir que ses explosifs étaient parfaitement sécuritaires.
Scientifique de formation, l’auteur est un bon vulgarisateur et, grâce à un sens de l’humour plutôt développé, il nous fait avaler facilement des histoires parfois compliquées.
(Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2008, 252 p.)