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Cette œuvre du grand psychiatre français n’est pas nouvelle (2001), mais sa sortie toute récente en format de poche est un incitatif de taille (!) pour plonger dans sa fascinante analyse de la résilience. Formidable capacité à transformer une meurtrissure en moteur, la résilience sommeille au fond de plusieurs d’entre nous. Boris Cyrulnik la décortique en deux pièces détachées : la période qui précède l’acquisition du langage (la chenille), et celle qui la suit, où l’enfant a la capacité de donner un sens à sa vie (le papillon).
Même s’il est abandonné, maltraité ou tout simplement victime de l’histoire malheureuse de ses parents, l’enfant pourra s’adapter et trouver la force de grandir grâce aux épreuves qu’il a subies. Si Maria Callas, Georges Brassens ou Barbara en furent des exemples patents, pourquoi pas vous? L’important est de refuser le statut de victime, nous dit Boris Cyrulnik. Même si l’on s’adapte plus facilement aux revers pendant l’enfance, la résilience se tricote pendant toute la vie, et chacun peut renaître de ses blessures, peu importe l’âge. Cet ouvrage à la fois solide, positif et poétique, qui loge à des kilomètres de la «psycho-pop à cinq cennes», est une extraordinaire source d’inspiration. À lire ou à relire.
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(Pour l’édition de poche : Paris, Odile Jacob, 2004, 241 pages.)