Votre carrière est ponctuée d’erreurs d’aiguillage, de hasards malheureux et de culs-de-sac? Consolez-vous! Vous n’êtes pas seul.

Le mois dernier, Jobboom demandait à ses lecteurs de raconter leur parcours professionnel. Voici le témoignage de cinq d’entre eux qui ont, peut-être comme vous, emprunté des chemins étonnants.
«Après mon diplôme en esthétique, j’ai travaillé dans une pharmacie au comptoir des cosmétiques. Aujourd’hui, je suis répartitrice de location de grues.» Cet étonnant changement de direction ne sera peut-être pas le dernier pour cette lectrice. Elle espère d’ailleurs que son parcours lui réservera encore des surprises. Elle rêve de trouver sa véritable passion dans les arts, comme en poterie ou en littérature.
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«Je ne peux pas dire que j’étais à côté de la track, car j’étais directement dessus», raconte un ancien chef de train de marchandises. Après des années d’ennui à travailler la nuit dans les gares de triage glauques d’Europe, il s’échappe de ce milieu pour devenir graphiste et programmeur Web à Montréal.
«Après des études en arts plastiques, je gagnais ma vie à enlever les poussières sur des acétates. Dans les années 1990, les dessins d’animation étaient coloriés sur des transparents. Je devais les nettoyer pour éviter qu’elles ne se retrouvent filmées à l’écran», relate un autre lecteur. L’ennui total de ce boulot «tueur de passions» l’a convaincu de retourner à l’université en administration. Heureux de sa nouvelle carrière de gestionnaire, il côtoie des collègues qui rêvent de leur côté d’emprunter le chemin inverse pour exploiter leur côté créatif.
«J’ai abandonné mes études de secrétariat pour devenir barmaid. À l’arrivée de mes enfants, j’ai travaillé dans la restauration, puis dans l’entretien ménager», souligne cette femme. Blessée, elle doit laisser son boulot devenu trop exigeant physiquement. Poussée par sa détermination, elle obtient un poste de photographe : un emploi qui la ravit. «Je vends du bonheur! Je fais vraiment le plus beau métier du monde.»
«En 1987, douée à l’école, je me destinais à devenir pharmacienne, mais j’ai interrompu mes études pour me consacrer à mes quatre enfants», explique une lectrice. Treize ans plus tard, elle travaille comme secrétaire dans un cabinet d’avocats. «Je suis bien dans ce rôle que je n’aurais jamais osé choisir à l’époque puisqu’il ne demandait pas beaucoup d’études!»