Avec sa mauvaise attitude, l’un de vos employés ruine tous les efforts de votre groupe. En tant que gestionnaire, vous devez intervenir. Mais par quel bout commencer?

Le mandat du gestionnaire est d’assurer la bonne marche de l’entreprise. Si «une pomme pourrie» menace la réussite du groupe, un bon gestionnaire se doit d’intervenir, car les situations problématiques disparaissent rarement d’elles-mêmes. Si le patron doit prêter attention aux plaintes de ses employés concernant un autre collègue, «il ne doit toutefois pas écouter les rumeurs ou s’interposer dans les conflits de personnalités», précise Anne Bourhis, directrice du Service de l’enseignement de la gestion des ressources humaines à l’école HEC Montréal.
Le gestionnaire doit rencontrer l’employé fautif afin de lui expliquer clairement ce que l’entreprise attend de lui, affirme Mme Bourhis. Il doit lui faire part de ce qui lui est reproché : les sautes d’humeur, les commentaires blessants, la négligence ou les retards à répétition ne sont pas tolérés. Tout bon patron doit offrir à son employé la chance de s’amender, ajoute Mme Bourhis.
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Cet échange doit être suivi d’une lettre d’avertissement décrivant les mesures disciplinaires envisagées, allant d’une suspension de quelques jours à un congédiement, selon la gravité des gestes posés. Si l’employé fautif persiste dans son attitude de défiance, le gestionnaire devra appliquer les sanctions prévues. Autrement, il risque de démotiver ses meilleurs employés, et même de les perdre au profit des compétiteurs offrant un climat de travail plus agréable.