Alors que certains travailleurs aimeraient bien troquer leurs collègues pour des pots de crayons, d’autres, comme Martin (nom fictif), recherchent plutôt leur présence.

Après plus de dix années de travail autonome, la solitude commençait à peser sur le moral de Martin. En parallèle à sa micro-entreprise d’infographie, il accepte un poste temporaire de superviseur de la production dans une grande imprimerie. «Mais, dit-il, la rigidité syndicale et bureaucratique grugeait toute mon énergie. J’arrivais complètement vidé à la maison.» Malgré cette mauvaise expérience, il conserve toujours le désir de travailler en équipe.
En avril 2008, une imprimerie lui propose le poste de programmeur à l’impression personnalisée. Il accepte le défi dans l’espoir de trouver un milieu de travail stimulant, qui contraste avec l’isolement de son ancien boulot à la maison.
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Malgré les tensions causées par les délais de production serrés, l’atmosphère de travail qui règne dans l’atelier est excellente. Le jour de son embauche, les patrons de Martin l’ont bien averti : «Lors des périodes de pointe, tout le monde met l’épaule à la roue. Pas question de rester cloisonné à sa définition de tâche». Selon Martin, cette approche d’entraide, très différente de ses expériences passées, augmente les liens de camaraderie entre les employés.
Martin trouve aussi stimulante la variété des projets sur lesquels il travaille : «Ici, la diversité des contrats me force à continuellement relever de nouveaux défis techniques. Je ne m’ennuie pas une seule seconde. J’arrive toujours aussi vidé à la maison, mais je suis beaucoup plus souriant.»