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Passez aux aveux

Surqualifié : un malaise courant (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 3
mars 2009

Réduire le gaspillage

Pour Diane-Gabrielle Tremblay, notre économie gagnerait à faire travailler les gens surqualifiés selon leur juste valeur. «Ces personnes peuvent contribuer à plus d’innovation au sein des entreprises. Elles peuvent aussi avoir des revenus plus élevés, ce qui alimente l’économie», dit-elle.

Mais les employeurs n’ont pas tout à fait la même perspective. «La surqualification n’est pas nécessairement un problème pour les employeurs. L’important pour eux, c’est de trouver un employé qui a les compétences et l’expérience nécessaires pour faire le travail demandé, qu’il soit surqualifié ou non», estime Simon Prévost, vice- président, section Québec, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Le vrai problème, selon lui, c’est que les diplômés ne correspondent pas à ce que recherchent les employeurs, lesquels se plaignent de manquer de main-d’œuvre. «Dans les PME, les besoins de diplômés universitaires étaient de l’ordre de 7 % au Canada en 2005. Pourtant, 62 % des gens que l’on a fait venir au pays avaient un diplôme universitaire», ajoute-t-il.

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N’empêche, les employeurs pourraient en faire plus, selon Diane-Gabrielle Tremblay. «Il existe des programmes de subvention qui incitent les entreprises à offrir aux diplômés postsecondaires des emplois en lien avec leurs études», rappelle- t-elle. Pensons notamment au programme Objectif carrière de Service Canada. «Ces programmes sont très utilisés par certaines entreprises, entre autres dans le domaine de l’aéronautique. L’État pourrait encourager davantage d’employeurs à y adhérer», estime la professeure.

Malgré sa situation, Ahmed Elhaimer garde le moral. Il projette même d’obtenir un diplôme d’études supérieures spécialisées en génie civil. «En ayant deux spécialités, génie civil et génie électrique, j’aurai peut-être plus de chances de trouver un emploi dans mon domaine», espère-t-il. Avec la récession qui s’installe, parions qu’il ne sera pas le seul à se réfugier dans une classe. L’étude de l’ISQ souligne qu’en période économique difficile, les étudiants ont tendance à prolonger leur parcours scolaire en attendant que le marché du travail leur fasse une place.

Ils n’ont pas tort, selon Diane-Gabrielle Tremblay. Inévitablement, dit-elle, les entreprises devront investir dans la recherche et le développement. «Les difficultés que connaît le secteur de l’automobile en ce moment sont un bel exemple de l’importance de concevoir d’autres types de véhicules», dit-elle.

Petits génies, gardez vos énergies pour l’après-crise.


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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