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Passez aux aveux

Quand les fournisseurs jouent au père Noël

Les cadeaux d’entreprise sont pratique courante. Mais pouvez-vous les accepter sans entacher votre intégrité?

Par Lisa Marie Noël




«C’est un dilemme éthique qui n’est pas encore résolu», souligne Luc Brunet, professeur en psychologie du travail à l’Université de Montréal. Entre ce que vous pouvez accepter et ce que vous devez refuser, les règles sont parfois floues.

Accepter ou non

D’abord, déclinez les présents coûteux, comme des montres, des bijoux ou des voitures. Cependant, si un fournisseur vous offre des objets promotionnels sans grande valeur, par exemple des stylos, des sacs ou des tapis de souris à l’effigie de son entreprise, il serait éthiquement correct d’accepter. Dans certains milieux de travail, comme le réseau de la santé, il est toutefois plus sage de refuser ce type de cadeau, surtout s’il provient d’une compagnie pharmaceutique. «L’employé doit aussi penser à l’image que ce cadeau pourrait donner du réseau de la santé public», illustre Hugo Roy, formateur en éthique à l’École nationale d’administration publique.

Bonne ou mauvaise intention

Votre fournisseur vous offre une mallette en cuir? Avant d’accepter, demandez-vous quelle est l’intention derrière ce cadeau. Vous remercier ou obtenir des privilèges? S’il souhaite un passe-droit, refusez. «À partir du moment où une entreprise vise une personne en particulier avec un cadeau coûteux, comme une machine à expresso, il faut douter de sa bonne foi», explique M. Brunet. Et dans le doute, le refus demeure la meilleure option.

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