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Vêtements

BrrrrrR!

Entre les modèles qui «respirent», les «coquilles» et les «multicouches», les profanes en matière de vêtements de sport d’hiver ne savent plus où donner de la tête. Mode d’emploi pour bouger au chaud.

Par Catherine Bachaalani
Photos vêtements et accessoires : Mountain Equipment Co-op


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 1 Janvier 2008


Maintenant que votre vieil ensemble de ski-doo tombe en loques, il est temps de jeter un coup d’œil du côté de la haute technologie vestimentaire. Mais comment choisir un manteau quand on alterne le patin, la glissade avec les enfants, le ski de fond, le ski alpin et le vélo d’hiver dans la gadoue urbaine?

Cet achat, qui peut se révéler coûteux, nécessite d’abord de bien connaître ses besoins, mentionnent d’emblée Véronique Forget, responsable du marketing chez Altitude Sports Plein Air, et Mylène Tessier, conseillère-vendeuse à La Cordée, rencontrées toutes deux dans leur magasin respectif, à Montréal. Est-on frileux? Fait-on du sport pendant toute une journée ou quelques heures? A-t-on tendance à s’arrêter souvent pendant une activité sportive? Quel est notre budget?

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Les coquilles

Contrairement au ski de fond ou au vélo, le patin, le ski alpin et la glissade sont jugés faiblement aérobiques (à moins de les pratiquer intensivement), entraînant donc peu d’essoufflement et une légère transpiration. Ceux qui les pratiquent ont besoin d’une tenue coupe-vent qui garde au chaud et protège de la neige ou de la pluie.

Le nec plus ultra, selon Mylène Tessier, c’est une coquille, c’est-à-dire un pardessus mince et semi-rigide porté sur une ou plusieurs couches de polar, par exemple. Une coquille est habituellement «imper-respirante» : elle est résistante à l’eau et au vent, mais elle évacue la vapeur de la sueur (bien que d’autres matériaux soient encore plus «respirants»). Elle est souvent munie de fermetures éclair d’aération sous les aisselles et peut être portée en toutes saisons.

Avec ses températures allant de -40 °C à 40 °C, le Canada est un excellent marché pour des tissus spécialement conçus pour contrôler la chaleur corporelle.

La superposition de couches est une technique universelle d’isolation contre le froid. En effet, dans chaque couche, quel que soit le matériau, et entre chacune d’elles se trouve de l’air, un des isolants les plus efficaces.

Ça respire

Pour le ski de fond et d’autres activités plus aérobiques (lire «qui essoufflent»), il est préférable de porter une tenue qui «respire» davantage, c’est-à-dire qui laisse sortir l’air et la vapeur de la sueur, sans laisser l’eau pénétrer pour autant.

Le PrimaLoft – une matière synthétique commercialisée par Albany International, qui fabrique également des isolants pour les bâtiments – possède ces caractéristiques. «C’est une fibre de polyester encapsulée de silicone tissée comme de la ouate; elle contient de l’air et conserve la chaleur», explique Mylène Tessier. Très mince et résistante à l’eau, sans toutefois être nécessairement 100 % imperméable, elle se comprime facilement dans un sac. De plus, le PrimaLoft remplace avantageusement le duvet, qui est léger, mais qui fait gonfler les manteaux.

Véronique Forget recommande à ceux qui trouveraient le PrimaLoft trop chaud d’opter pour une coquille souple – ou softshell – composée d’un mélange de nylon et de matière élastique, qui peut être portée directement sur la peau.

Sans être totalement imperméable, une coquille souple de bonne qualité est résistante à l’eau et au vent. Son grand avantage est d’être doublement «respirante». Elle peut être doublée d’une ou de plusieurs couches isolantes et même recouverte d’une coquille plus imperméable, ce qui réduirait néanmoins sa capacité à respirer. La coquille souple convient parfaitement aux vrais sportifs.



Les dessous des dessous

Et les dessous? Mylène Tessier, conseillère-vendeuse à La Cordée, conseille particulièrement les produits faits de laine mérinos, comme les caleçons courts ou longs et les camisoles, car le coton absorbe la sueur et devient froid une fois humide.

Bien en vue sur le marché, cette laine provient de moutons alpins de Nouvelle-Zélande vivant à des températures glaciales et très chaudes (de vrais Québécois, diront certains!). Conçue par un ingénieur de choix, dame Nature, leur laine est fine, respirante et, ô merveille, ne pique pas beaucoup.

De plus, comme elle élimine naturellement les bactéries, elle n’emprisonne pas les odeurs fétides. La laine mérinos, avec laquelle on tisse également des bonnets, des doublures de manteaux et des chaussettes, est plus chère que le coton et la laine traditionnelle. Il n’existe pas encore de soutiens-gorge faits de laine mérinos; un soutien-gorge de sport traditionnel est donc approprié.


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