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BrrrrrR! (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 1 Janvier 2008


Sous le manteau

PrimaLoft, Polartec, Gore-Tex… autant de marques réputées, développées par des entreprises spécialisées en vêtements d’extérieur. Avec ses températures allant de -40 °C à 40 °C, le Canada est un excellent marché pour des tissus spécialement conçus pour contrôler la chaleur corporelle. Mais une dépense de 300 $ à 700 $ pour un vêtement de ce type vaut-elle le coup?

Normand Beaudreau, éducateur physique dans une école primaire et mordu de sport, est partagé. Peu frileux, il a préféré payer 500 $ pour un ensemble de ski alpin low-tech (manteau et pantalon), lequel coupe le vent, garde au chaud et est respirant, sans être complètement imperméable.

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Sous cette combinaison, qui lui sert dans la pratique d’autres sports d’hiver, il porte un polar et des caleçons longs. Skieur aguerri, il ne regrette pas son choix, d’autant plus qu’il doute de la durabilité des manteaux dits «techniques». «On peut payer cher pour des vêtements, mais garderont-ils leurs propriétés des années durant?»

Aussi longtemps que le manteau durera, répondent les vendeurs. En effet, la plupart des manteaux sont garantis par le fabricant, ce qui serait un gage de durabilité. Cependant, la garantie habituelle porte sur «la durée de vie du manteau», sans préciser le nombre d’années. Quand toutes les composantes d’un manteau semblent usées à la corde, les compagnies considèrent qu’il a simplement atteint sa durée de vie.

Il n’y a pas que les matériaux utilisés qui entrent en ligne de compte dans le coût d’un vêtement de sport d’extérieur. La coupe, le design, la présence de poches qui se referment ou d’un capuchon, la qualité des fermetures éclair, du velcro, des boutons-pression, etc., la facilité d’entretien et la garantie sont autant d’éléments qui font gonfler le prix.

S’acheter un bon manteau, c’est bien, mais en prendre soin, c’est mieux. Mieux vaut éviter le contact avec la gadoue, qui contient du sel, ce dernier étant susceptible d’abîmer les matériaux.



Comme un gant

Un manteau ne suffit pas à garder au chaud. Bottes, pantalon, tuque, mitaines, écharpe, cache-cou, masque ou bandeau sont nécessaires pour qui veut mettre le nez dehors. Véronique Forget, responsable du marketing chez Altitude Sports Plein Air, mentionne que les principes de contrôle de la chaleur, et souvent les matériaux, sont les mêmes pour ces accessoires que pour le manteau.

Certains accessoires se démarquent par leurs matériaux, leur souplesse, leur ingéniosité. Les gants à trois doigts, par exemple, constituent un bon compromis entre le gant traditionnel, qui permet de conserver notre agilité, et la mitaine, plus chaude pour nos doigts. Normand Beaudreau, éducateur physique, rappelle qu’un gant de cuir bien doublé est assez chaud, à moins d’être très frileux. «Après tout, la plupart des gens ne font pas de sport d’extérieur quand il fait -20 °C!»

Avant de craquer pour une paire de bottes, La Cordée conseille de vérifier le support de la cheville et de s’informer sur l’isolation de l’ensemble de la botte. Bien qu’elles soient habituellement bien doublées, les bonnes vieilles bottes «lunaires» de notre enfance ne soutiennent pas suffisamment le pied pour faire de la randonnée en montagne ou de la raquette. Pour toute activité de marche, une coque – la charpente de la botte – moulée adéquatement est recommandée. Si les bottes sont destinées à la marche alpine, il faut aussi prévoir de l’espace pour les orteils, qui glissent fatalement vers l’avant lors de la descente. Dans tous les cas, les doublures amovibles sont plus faciles à faire sécher.

Voici quelques repères pour s’y retrouver parmi les technologies des bottes modernes : l’isolation Thermolite promet chaleur et résistance supérieures; EVA désigne une semelle interne ultra légère et chaude, rigide ou souple, selon les goûts; la semelle Vibram, fabriquée à partir de caoutchouc, est un mélange de matériaux ayant chacun leurs qualités (élasticité, densité, dureté, etc.); l’aérogel est un solide léger servant d’isolant à l’intérieur de la botte.

En guise de complément à toute bonne botte, les guêtres – enveloppes tubulaires qui recouvrent les chevilles, le haut des bottes et, souvent, le mollet – peuvent être utiles lorsqu’il y a assez épais de neige pour que celle-ci pénètre dans la botte au niveau de la cheville, mouille les pieds et transforme une belle journée d’hiver en un fort mauvais moment.


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