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Temps libre

Libérer le trésor (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 2 Février 2008

On trouve de tout, même…

Une fois le «trésor» découvert, il ne faut surtout pas partir avec! Le chercheur doit signer le journal de bord inclus dans le contenant, écrire la date et, s’il le veut, prendre un objet, qu’il doit cependant remplacer par un autre.

Et qu’est-ce qu’on y trouve? De tout, ou presque, dans des contenants de différents formats : des figurines, des petits jouets, des disques, des briques de Lego, etc. La cache est ensuite remise à sa place pour ses prochains trouveurs.

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Pour les amateurs de plein air, le geocaching (prononcer «caching» et non «catching») est aussi prétexte à un agréable après-midi de marche passé à chercher, observer, élucider. «Ça donne une raison d’aller voir de beaux endroits, de visiter des parcs nationaux…», souligne Myriam Méthot, alias Galaad.

Et même d’aller à l’étranger, puisque des caches sont situées partout dans le monde, et pas seulement dans les pays industrialisés : sur l’Everest, à Beijing, ou même en Irak, où des militaires américains font aussi du geocaching.

Karine Ouellet (Moustik) est une vraie mordue : «Quand j’ai vu ma belle-mère faire du geocaching, j’ai tout de suite su que j’allais adorer ça!» En ville, en forêt, dans des parcs de Montréal, elle irait sur la Lune pour trouver des caches, s’il y en avait. Avec son conjoint, elle a découvert plus de 4 000 caches jusqu’à maintenant.

Les caches peuvent parfois surprendre ceux qui les découvrent : quand ils ont mis la main sur un crâne en plastique, dans un cimetière, Roméo St-Cyr et Johanne Gaboriau en ont eu la chair de poule. «Il faisait noir, se souvient Johanne. C’était très inquiétant.» Pour pimenter l’aventure, des géocacheurs à l’imagi-nation débridée fixent des buts à atteindre liés à leurs objets et demandent aux chercheurs de déplacer ces derniers dans la direction souhaitée.

C’est ce qu’ont fait Roméo et Johanne. Ils ont mis deux figurines sur le circuit, l’une représentant Roméo, et l’autre, Juliette. Partis chacun de leur côté en janvier 2006 de Brossard, les deux personnages légendaires ont pour but de se retrouver à Vérone, en Italie, et d’y être attachés l’un à l’autre pour ne plus jamais se quitter. Au moment d’écrire ces lignes, Juliette se dorait la couenne sur les plages de Floride et Roméo parcourait l’Allemagne.



Carnet de route

Pour faire du geocaching, les GPS outillés pour le plein air sont plus appropriés que les GPS exclusivement routiers. Ils permettent de télécharger des cartes et un plus grand nombre de points géographiques.

De plus, ils sont faciles à utiliser hors route, contrai-rement aux GPS routiers les plus vendus. On peut s’en tirer pour 120 $ à 300 $ pour les modèles d'entrée de gamme, même si certains plus sophistiqués atteignent les 1 000 $. Les cartes topographiques téléchar-geables à partir de différents sites sont facultatives mais fort utiles.

La majorité des géocacheurs utilisent l’échelle 1 : 50 000, vendue au prix approximatif de 100 $ pour une carte du Canada, mais les plus férus peuvent se munir d’une carte provinciale 1 : 20 000 pour 350 $ à 400 $. Si la chasse a lieu dans une région relativement restreinte, une ou deux cartes des mêmes formats en version papier se détaillent autour d’une quinzaine de dollars.

L’adhésion à Géocaching Québec est gratuite, mais pour être membre de Groundspeak (une entreprise privée dont les bureaux sont à Seattle et qui tient lieu de fédération interna- tionale), il faut débourser 30 $ US annuellement. Cette adhésion n’est pas obligatoire, mais permet d’avoir accès à des outils téléchargeables et à des renseignements utiles.


À venir au Québec?

Outre le geocaching, il existe de plus en plus de jeux de GPS. Vraisemblablement peu populaires au Québec, ils pourraient y fleurir au cours des prochaines années, comme c’est le cas aux États-Unis.

Ainsi, le geodashing consiste, comme le geocaching, à trouver des lieux dont les coordonnées géographiques sont publiées dans un forum de joueurs, sauf que les joueurs n’y trouvent aucune cache. En fait, tous les points sont déterminés au hasard au moyen d’un programme informatique et peuvent se trouver n’importe où sur la planète (y compris dans l’océan!). L’objectif est de visiter un maximum de points en respectant un délai donné. Il est possible de le faire en équipe.

Le geogolf suit un peu le même principe, mais il n’y a que 9 ou 18 points géographiques, tous situés autour des résidences des joueurs – plus pratique – et ni balle ni bâtons ne sont utilisés. Pour sa part, le geopoker est une activité dans laquelle les joueurs doivent trouver des caches pour recevoir des cartes virtuelles afin d’avoir la meilleure main au poker.

Pour en savoir plus : .www.gpsgames.org


guide de survie


À quelle fréquence nettoyez-vous votre clavier et votre souris d’ordinateur, au bureau?








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