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Il y a désormais plus de fichiers balados disponibles sur le Web que de stations de radio dans le monde. Le plus souvent gratuits, certains sont d’une qualité exceptionnelle. Pourtant, leur popularité est loin d’être acquise. Présentation d’un média qui gagne à être connu.

Perfectionner son espagnol en téléchargeant des capsules linguistiques hebdomadaires vers son iPod. Approfondir ses connaissances sur le conflit israélo-palestinien entre deux stations de métro. Écouter son émission de radio préférée à n’importe quelle heure du jour. Les possibilités qu’offre la baladodiffusion sont multiples.
Selon l’institut de recherche américain indépendant Pew Research Center, en 2008, 19 % des internautes avaient déjà téléchargé un fichier balado (une émission vidéo ou audio qui peut être regardée/écoutée sur un baladeur numérique). Toutefois, la baladodiffusion (qui désigne la technologie, ou podcasting) n’est pas encore entrée massivement dans les habitudes des utilisateurs du Net puisque télécharger un balado fait partie des activités Web quotidiennes de seulement 3 % d’entre eux.
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«Le principal défi pour l’avenir de la baladodiffusion est de s’y retrouver dans l’offre gigantesque qu’on trouve sur le Web», estime Sylvain Grand’Maison, consultant en baladodiffusion et en médias sociaux.
Pour vous aider à naviguer dans la mer de possibilités, le Magazine Jobboom propose un survol de l’univers balado.
L’offre en baladodiffusion est colossale. Comment s’y retrouver sans trop perdre de temps? L’iTunes Store constitue un bon point de départ, grâce à son répertoire de quelque 100 000 émissions (sans compter celles de la section universitaire), produites par des grands diffuseurs (HBO, The Onion, PBS, etc.) ou par des amateurs, et classées par genres (Arts, Affaires et finances, Santé, etc.). Cela dit, la sélection canadienne laisse à désirer, surtout en ce qui concerne le contenu francophone.
Pour une sélection d’ici, Le Québec en baladodiffusion, produit par Sylvain Grand’Maison, est incontournable. Ce gourou de la baladodiffusion locale anime une émission audio sur le sujet. Son site Web répertorie également une foule de balados de qualité à découvrir.
En matière de diffusion Web de contenus audio et vidéo, il faut différencier lecture en continu et baladodiffusion. Dans le premier cas, l’internaute accède à une émission audio ou vidéo sur un site Web (Radio-Canada.ca, disons). Le fichier n’est jamais téléchargé vers l’ordinateur de l’utilisateur, et si ce dernier quitte la page Web ou coupe sa connexion à Internet, la lecture est interrompue.
La baladodiffusion fonctionne plutôt par téléchargement. Pour écouter une émission audio ou vidéo baladodiffusée, un internaute doit d’abord télécharger le fichier (appelé balado) vers son ordinateur au moyen d’un logiciel (iTunes est le plus connu, mais d’autres comme Winamp ou Juice le permettent aussi). Il peut ensuite lire le fichier à partir de son ordinateur sans être branché à Internet ou encore le transférer à un lecteur numérique portatif (iPod ou autre).
Autre particularité de la baladodiffusion : l’abonnement. Un internaute peut s’abonner à une baladodiffusion, le logiciel télécharge ainsi automatiquement chaque nouvelle émission. «Ça fait gagner un temps fou! Je suis abonné à une cinquantaine de podcasts. Je perdrais beaucoup de temps si je devais télécharger manuellement chaque semaine les nouveaux épisodes de chacun d’eux», explique Sylvain Grand’Maison. Et pour les diffuseurs, l’abonnement assure un auditoire constant.