Votre conjoint a perdu son emploi, vos REER rapportent autant qu’un compte-épargne et votre fonds de pension est géré par la Caisse de dépôt? Relaxez. Jobboom vous a concocté une série de conseils pour tirer le meilleur de la crise économique.

Depuis plus de dix ans, le Dr Mario Beauregard, de l’Université de Montréal, a mené une série d’études prouvant que l’individu peut influencer les réactions de son cerveau afin de générer un état mental agréable.
Devant une situation éprouvante, comme la crise économique actuelle, il est donc possible d’induire en soi un état de calme grâce à des techniques simples.
Le résultat est semblable à l’action de certains médicaments sur notre humeur, «mais sans les effets secondaires», note le Dr Beauregard.
Par exemple, dans une expérience en laboratoire, il demandait aux participants de contrôler un jeu vidéo… avec leur esprit. Des électrodes placées sur le cuir chevelu des sujets enregistraient les ondes (alpha, bêta, thêta, etc.) produites par leur cerveau. Puisque ces ondes sont associées à diverses émotions, il demandait aux cobayes de trouver l’état d’esprit approprié pour faire bouger l’objet sur l’écran. Le but était de les habituer à générer eux-mêmes des émotions positives. «Grâce à ce procédé, on peut entraîner des sujets, certains très dépressifs, à se sentir mieux», dit Mario Beauregard.
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Similaire à la méditation bouddhiste, la méthode dite de l’«observateur détaché» requiert de se dissocier émotionnellement de notre environnement immédiat.
La situation au bureau est tendue et votre patron vous tombe dessus? Prenez un moment pour respirer et essayez ceci : «Imaginez-vous seul dans une grande salle de cinéma et regardez-vous agir sur l’écran», dit Mario Beauregard.
Les tests par imagerie cérébrale montrent que ce simple exercice de visualisation permet de réduire les émotions négatives comme l’anxiété ou la peur, de façon similaire à la méditation zen qu’on aurait pratiquée depuis des années.
«Nous avons découvert que cette approche fonctionne même avec des enfants de 10 ans», dit le Dr Beauregard.
«En s’y exerçant souvent, on parvient à mieux contrôler nos émotions, ajoute-t-il. Mais pour ça, il faut être très attentif à ce que l’on ressent et réagir rapidement quand on se sent déraper.»
Le chercheur a mené des tests avec des acteurs professionnels. Ceux-ci devaient générer une émotion en se remémorant un souvenir intense. «Nous avons vu qu’ils pouvaient affecter rapidement leur niveau de sérotonine qui, lorsqu’il est trop bas, est en partie responsable des dépressions.»
«Ça montre qu’il faut faire très attention aux pensées que nous avons à l’esprit!»
Alors, répétez après moi : la récession achève, tout va bien…
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