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Les thés du quotidien – idéaux au réveil, au travail, comme calmants, comme digestifs, etc. – dont le prix se situe en dessous de 15 $ pour 50 g. Par exemple : le Kenya Milima, un thé noir africain, ou le Anxi Tie Guan Yin, un wulong de Chine.
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Et les thés des moments précieux : des boissons de dégustation, plus subtiles et aromatiques, à sortir dans les grandes occasions. Le prix d’un sachet de 50 g est généralement de plus de 15 $. Parmi les plus réputés : le Darjeeling, un thé noir indien; le Dayulin, un wulong de Taiwan récolté dans les plantations les plus élevées; ou encore le Meng Ding Huang Ya, un thé jaune chinois très rare, récolté uniquement au printemps et autrefois réservé aux familles impériales.
Le prix du thé varie grandement (de 5 $ à 100 $ le 50 g!), selon sa rareté (une petite récolte issue d’une montagne particulière et très recherchée, par exemple), le grade de ses feuilles (plus il y a de bourgeons, plus le thé est aromatique), le moment de la cueillette (par exemple, pour les thés verts ou blancs, le thé est au mieux à la récolte du printemps), le savoir-faire et la renommée du producteur.
Histoires à boire debout
Les légendes sur l’origine de la boisson la plus consommée dans le monde sont nombreuses. Selon les Chinois, des feuilles d’un théier sauvage seraient tombées par hasard dans l’eau bouillante de l’empereur chinois Shen Nong, plus de 2 000 ans avant Jésus-Christ. Les Japonais racontent plutôt que le premier théier aurait poussé au VIe siècle
de notre ère, à l’endroit où un moine indien – qui avait juré de ne pas dormir pendant ses
années de mission pour répandre
le bouddhisme – aurait arraché et jeté ses paupières, frustré de s’être assoupi.
En Europe, le thé fait son apparition au XVIIe siècle, alors qu’au Canada, la première cargaison est importée en 1716 par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Près de 300 ans plus tard, il se boit environ sept milliards de tasses de thé par année au pays, selon l’Association du thé du Canada.
Beaucoup de consommateurs continuent de privilégier ce que Daniel Tremblay, conseiller-dégustateur au salon de thé Camellia Sinensis, à Montréal, appelle le «thé d’habitude». «Pour eux, le thé a un côté nostalgique évoquant leur mère ou leur grand-mère. Ils aiment qu’il goûte toujours la même chose, se balancent du terroir et ne veulent pas payer trop cher.»
Reste qu’un nombre grandissant de Québécois lui portent un intérêt plus poussé. Et pour une poignée, les vrais amateurs, une vie ne suffit pas à maîtriser l’art du thé, selon Fabrice Perrin, propriétaire de la maison de thé montréalaise Esprithé.