Tendances

Sous influence (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 3 no. 3
printemps-été 2002


«Les gens me disent que c’était mon destin, mon karma de travailler dans ce domaine. En règle générale, c’est un avantage dans le commerce : les clients se souviennent de moi.»
Vincent de l’Étoile,
conseiller-vendeur à la Maison de l’Astronomie (Montréal)

«Depuis le temps qu’on est dans le métier, les gens ne se moquent plus. Ils savent que nous mettons l’accent sur la qualité du service à la clientèle. Quand ils partent de chez nous, c’est sans regrets.»
Christiane Sansregret,
Complexe funéraire T. Sansregret (Montréal)

«Quand je rencontre des gens à l’occasion de mon travail et que je me présente, ils sont parfois un peu incrédules en entendant mon nom.»
Claude Lachance,
directeur des opérations (contrôle), Casino de Montréal

«C’est un petit village ici. Mes clients viennent du coin. Ils sont habitués à mon nom et ils ne font pas de réflexion à ce sujet.»
Serge Lacasse,
garagiste, Débosselage Lacasse (Saint-Prosper)

«Quand j’étais enfant, mes amis me traitaient de “bird brain”. À l’époque, c’était une insulte, mais je le vois maintenant comme un compliment : les oiseaux sont beaucoup plus intelligents qu’on ne le croit.»
David Bird,
ornithologue, professeur à l’Université McGill (Montréal)

«On pourrait faire plus de farces avec mon nom, mais ce n’est pas le cas. Il faut dire que, dans la région, c’est un nom aussi commun que Tremblay au Lac-Saint-Jean.»
Martine Loyer,
agent immobilier (Saint-Alphonse-de-Rodriguez)

«À l’école, mes amis m’appelaient “la garde-malade”. Quand je suis devenu gardien de prison, les détenus ne faisaient pas de commentaires étant donné qu’on nous appelle “garde” tout court.»
Réjean Lagarde,
président du Syndicat des agents de la paix pour les services correctionnels du Québec (Montréal)

«Mes amis m’appelaient Dan Carrier. Quand je leur ai annoncé que je me dirigeais vers le domaine dentaire, ils se sont mis à m’appeler “dent cariée”. Il est arrivé que des clients m’appellent ou viennent me voir simplement parce que mon nom les avait frappés.»
Daniel Carrier,
denturologiste (Montréal)

«Ça fait 40 ans que je suis prêtre et, à ma connaissance, jamais personne n’a fait de jeux de mots ou de blagues avec mon nom de famille.»
Marc Labbé,
curé (Saint-Côme)

«Mes clients me font des farces quand ils reçoivent les factures de mes honoraires. “Lecompte est élevé”, me disent-ils pour me taquiner.»
Denis Lecompte,
comptable agréé, Lecompte, Daoust, Riendeau, Nadon (Valleyfield)

«Les gens me disent que j’étais prédestinée à l’optométrie, mais, en fait, je suis le mouton noir de la famille. Chez moi, tout le monde est avocat!»
Danielle Beauregard,
optométriste, Services visuels Beau Regard (Laval)

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