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Tendances

Acheter une propriété à Montréal

Condominiums, lofts urbains, maisons individuelles, jumelées ou en rangée... Les nouveaux immeubles ont poussé comme des champignons sur le territoire de Montréal. Et il y en a pour tous les goûts!

par Emmanuelle Gril


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 2
février 2009


La région de Montréal a connu un véritable boum immobilier au cours des six dernières années. «La hausse de la construction a commencé au cours de 2002-2003 alors que tous les éléments étaient favorables : les taux hypothécaires étaient relativement bas et l’emploi connaissait une belle croissance», indique Stéphane Duguay, analyste de marché à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Contexte économique oblige : la construction résidentielle tend actuellement à ralentir. Mais pas de panique dans le marché. Selon Stéphane Duguay, il s’agit d’un atterrissage en douceur après des années de frénésie immobilière. La SCHL a tout de même comptabilisé 18 300 mises en chantier dans la région de Montréal pour les 10 premiers mois de 2008, comparativement à 19 992 pour la même période en 2007.

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Les consommateurs sont moins nombreux à vouloir acquérir une nouvelle résidence, mais c’est un atout pour ceux qui font le saut. «Un sondage maison effectué en novembre 2008 nous indiquait que seuls 4 % des Québécois avaient l’intention d’acheter une maison dans les 12 prochains mois, contre 6 % en janvier 2008», fait valoir l’économiste principale de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec, Esther Falardeau. Conséquemment, la croissance des prix s’annonce plus faible. Estimée à 5 % pour 2008, la SCHL l’évalue à 4 % en 2009.

C’est une bonne nouvelle pour les acheteurs qui sont en position de force. Ils n’ont plus qu’à faire leur choix parmi la variété d’habitations offertes, qu’il s’agisse de maisons familiales, de condos chics ou de constructions écologiques.

Une famille, une ville!

Vous pensez que la ville n’est pas un bon endroit où s’établir avec des enfants? Détrompez-vous, car l’offre de propriétés adaptées aux besoins des familles est grande dans la métropole.

«À Montréal, le secteur immobilier résidentiel le plus dynamique est celui de la propriété abordable», indique Mathieu Collette, consultant senior en immobilier pour le Groupe Altus, un groupe-conseil en immobilier. De façon générale, les constructions de type familial intéressent les couples avec enfants parce qu’elles offrent plusieurs chambres à coucher, une cour arrière, un garage et la proximité d’espaces verts. Les condominiums, les maisons en rangée ou jumelées, notamment, abondent dans les quartiers Rosemont, Hochelaga-Maisonneuve et Villeray.

En 2008, il s’est bâti dans la grande région de Montréal 6 699 de ces habitations, qu’on appelle aussi copropriétés. Et ce sont justement les familles qui en sont les principaux acheteurs. Un condominium de milieu de gamme (à partir de 3 ½ pièces) se vend autour de 225 000 $ à 275 000 $. Une maison en rangée ou jumelée peut coûter de 225 000 $ à 350 000 $.

Les maisons individuelles sont une autre option qui s’offre aux familles, à condition que les acheteurs y mettent le prix. Il faut généralement compter de 300 000 $ à 400 000 $ au minimum pour acquérir une maison individuelle. Il s’en est construit 6 728 sur le territoire montréalais, en 2008.

Principaux promoteurs
Parmi les maîtres d’œuvre des habitations de type familial à Montréal se trouve Samcon, un important constructeur de condominiums. «Nous avons actuellement 18 projets en cours de réalisation», note Paul Martin, vice-président des ventes et du marketing de la compagnie. Samcon compte notamment six constructions dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et trois dans Ahuntsic. «Nos unités coûtent de 180 000 $ à 250 000 $, selon la grandeur du logement et le secteur concerné», précise-t-il.

Les constructions de maisons sont moins nombreuses, en raison notamment de la rareté des terrains disponibles. Le Groupe Allogio, avec le Faubourg Pointe-aux-Prairies, à Rivière-des-Prairies (maisons individuelles), en est un promoteur important. Tout comme St-Luc Habitation qui offre des maisons de ville au Domaine Chartier II, à Saint-Léonard, de même que des maisons individuelles ou jumelées au complexe résidentiel le Valencia, à Rivière-des-Prairies. «Le Domaine Chartier II s’adresse surtout aux jeunes familles. Les unités y sont vendues entre 275 000 $ et 300 000 $. Le Valencia propose des résidences haut de gamme vendues au coût de 375 000 $ à 550 000 $», souligne Patrick Varin, président propriétaire de St-Luc Habitation.


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42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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