Tendances

Conférences 2.0 (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 7
août 2009

Grand rassemblement

Ce genre d’activité n’est pas l’apanage des milieux créatifs. Ainsi, une édition spéciale «municipale» de Pecha Kucha avait lieu en septembre 2008 avec le maire de Montréal et 12 maires d’arrondissement. Devant un auditoire qui rassemblait créateurs et grand public, les élus sont venus présenter leur vision du design pour la ville.

Et en mai dernier, le Sommet économique de Québec (intitulé Affaires Vision 2025) a choisi la formule Pecha Kucha pour inviter 12 personnes à présenter une vision d’avenir pour Québec. Michel Bélanger ne s’étonne pas de ce mariage. «Le réseautage créatif favorise l’échange d’idées, la participation et le développement économique, ce qui est tout à fait adapté au contexte des municipalités.»

Réfléchir au processus

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D’autant plus que les pelleteurs de nuages n’ont pas leur place dans ce type d’événements, où l’accent est mis davantage sur les étapes de réalisation que sur l’autocongratulation. «Ce qui m’intéresse, c’est le processus créatif, incluant les moments de doute et de vulnérabilité», explique Marie-Chantale Turgeon.

Même son de cloche du côté de Pecha Kucha. «C’est une plateforme qui favorise davantage l’échange d’idées que l’autopromotion, indique Patrick de Barros. Les participants réalisent qu’ils ne sont pas seuls avec leurs projets et entrent en contact avec plein de collaborateurs possibles.»

Et les rencontres sont souvent fructueuses. Ainsi, c’est lors d’un événement Creacamp que Fanie Langlois, illustratrice, a fait connaissance avec Valérie Parizeault. De concert avec Paméla Desrosiers, elles ont créé le collectif Craft Mafia et organisé une foire artisanale dans le cadre du festival Fringe Montréal, en 2008.

«Ça me fait toujours plaisir de voir les liens qui se créent et l’activité que ça génère sur Facebook dans les jours qui suivent», confie Marie-Chantale Turgeon. «Les participantes me disent souvent qu’elles ont eu quelques nuits blanches bien productives après un Creacamp.» De quoi faire rêver les abonnés des déjeuners-causeries soporifiques!


Camp de travail

Comme beaucoup de concepts nés dans la Silicon Valley, elles font un pied de nez aux traditions. Bienvenue aux anticonférences, des événements organisés, structurés et dirigés par les participants.

Ras le bol des conférences rigides et coûteuses? Les anticonférences (unconferences en anglais) sont peut-être pour vous. La plupart d’entre elles n’ont pas d’horaire prévu à l’avance ni de conférencier principal.

Plutôt : les participants sont invités à suggérer des sujets qu’ils aimeraient voir abordés (soit un peu avant la tenue de l’événement par l’entremise d’un site Web collaboratif de type wiki ou une fois sur les lieux). Sur place, des grands tableaux blancs sont mis à la disposition des participants afin de planifier le déroulement de la journée, au cours de laquelle chacun est convié à prendre part activement aux discussions.

L’un des premiers événements du genre – le Foo Camp – a eu lieu en 2003 en Californie à l’initiative de Tim O’Reilly, gourou des nouvelles technologies. Depuis, le concept s’est propagé dans le monde et à toutes sortes de secteurs d’activité. Le suffixe camp décrit aujourd’hui tout événement qui met l’accent sur la participation directe.

À noter : le coût d’inscription à une anticonférence est généralement peu élevé, ce qui rend ce type d’activité accessible aux travailleurs en début de carrière.

Au Québec, le concept fait des adeptes. «Les travailleurs de l’économie du savoir sont tannés des conférences plates et coûteuses où quelqu’un en avant semble avoir toutes les réponses ou essaie de vendre un produit», estime Sylvain Carle, v.-p. Technologie chez Praized Media, une entreprise spécialisée dans les plateformes de médias sociaux.

«Les anticonférences reflètent la philosophie du Web 2.0 : on veut participer à inventer le monde dans lequel on vit», poursuit celui qui a collaboré à l’organisation des anticonférences BarCamp Montréal, StartupCamp et WebCamp (les deux dernières dans le cadre de la conférence webcom tenue chaque année à Montréal).


guide de survie

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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