En plus de bonifier l’utilité des iPhone et autres BlackBerry de mille et une façons, les applications pour téléphones intelligents créent une nouvelle économie que certains comparent à une ruée vers l’or. Mais comme au Klondike, la richesse est loin d’être garantie.

Lorsqu’il brasse de la bière dans ses temps libres avec ses amis, Philipe D. Tarte calcule la température à laquelle il doit chauffer l’eau, la quantité de levures à utiliser, ainsi qu’une foule d’autres détails essentiels avec BrewPal, une petite application développée pour le iPhone.
«Je possède un logiciel qui permet de faire les mêmes calculs sur un ordinateur, mais c’est plus pratique de le faire directement sur place, au moment de brasser la bière», explique ce professeur de biologie qui enseigne dans un cégep de Montréal. Et pour la modique somme de 99 cents, pas la peine de s’en passer!
BrewPal est l’une des dizaines de milliers d’applications (aussi appelées apps) pour téléphones cellulaires développées au cours des dernières années. Petits logiciels simples et peu coûteux (ils se détaillent généralement de 99 cents à quelques dollars), ils sont téléchargés et installés par les propriétaires de téléphones intelligents au gré de leurs besoins et envies.
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Leurs utilités sont variées : certains tirent profit du GPS des appareils et permettent de chercher, par exemple, des critiques de restaurants ou d’hôtels à proximité. D’autres sont des adaptations pour la technologie mobile de logiciels existants (comme un éditeur de texte ou un logiciel de comptabilité). Beaucoup sont des jeux en tous genres. Et dans la catégorie «plus ou moins utile», on trouve une multitude d’applications qui permettent notamment d’émettre des sons de pets ou de faire semblant d’allumer un briquet.
«Les téléphones sont maintenant plus performants et les applications se raffinent, elles deviennent visuellement attrayantes. Monsieur et madame Tout-le-monde peuvent enfin s’en servir», explique-t-il pour justifier leur soudaine popularité.
Déjà, un propriétaire de téléphone intelligent canadien sur quatre télécharge des applications 19 fois par année, selon un sondage réalisé pour Rogers Sans-fil en mai dernier. «Mais ça pourrait augmenter de 30 à 40 % annuellement, prévoit Jean Laporte, président de Rogers Sans-fil pour l’est du Canada. Pour le moment, les jeunes les utilisent davantage que les plus vieux. Mais d’ici trois ou quatre ans, la population en général adoptera cette façon d’utiliser son téléphone», poursuit-il.

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