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Auparavant, les compagnies qui développaient des applications (différentes de celles qui créent les appareils) offraient leurs produits directement sur leur site, avec un mode de paiement, de téléchargement et d’installation propre à chacun. À l’été 2008, Apple a créé l’App Store, une boutique virtuelle qui rassemble toutes les applications compatibles avec ses appareils (le iPhone et le iPod Touch). La compagnie s’occupe de tout : paiement, téléchargement et installation automatique. Pour l’utilisateur, la recherche et l’achat de logiciels s’en trouvent grandement facilités.
Depuis le lancement de la boutique, Apple y a regroupé environ 100 000 apps et plus de 2 milliards de téléchargements ont été effectués. Un succès que tentent maintenant de reproduire les autres joueurs de l’industrie, comme Palm et Research In Motion (BlackBerry) en lançant leur propre boutique (voir encadré).
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Au Québec, plusieurs compagnies profitent déjà de cette «ruée vers l’app», notamment l’éditeur Druide informatique, qui lançait l’année dernière l’application Antidote pour iPhone, un outil qui permet de consulter sur son téléphone les dictionnaires et guides linguistiques de la compagnie.
«Ç’a été un vrai succès», raconte le pdg de l’entreprise, André d’Orsonnens. Pas moins de 20 000 exemplaires (à 20 $ pièce) d’Antidote ont trouvé preneur dans les six mois suivant son lancement. Pas mal pour une application dont la mise au point a demandé peu de ressources.
«Il faut dire que nous développons déjà nos logiciels pour Apple, qui utilise le même langage de programmation pour ses Mac que pour le iPhone, alors adapter Antidote pour en faire une version mobile a été simple, confie André d’Orsonnens. S’il avait fallu partir à zéro, ça aurait été plus complexe.»
Selon lui, de nombreux investissements ont été consentis dans la Belle Province ces derniers temps pour développer des applications mobiles, et les Québécois peuvent s’attendre à avoir de plus en plus d’applications made in Québec à leur disposition.
Centre d’achat
Apple domine pour l’instant le marché des applications, mais ses concurrents ouvrent eux aussi des boutiques virtuelles pour les amateurs de Tetris et de Facebook Mobile. Visite guidée.
App Store (iPhone OS) : Cette boutique particulièrement simple enregistre les numéros de carte de crédit des utilisateurs, qui n’ont par la suite qu’à entrer leur mot de passe pour télécharger les applications gratuites ou payantes, compatibles avec le iPhone et le iPod Touch.
Android Market (Android) : Boutique la mieux fournie après celle d’Apple, l’Android Market regroupe les apps compatibles avec Android, le système d’exploitation développé par Google (utilisé par les téléphones HTC Dream et HTC Magic).
App Catalog (webOS) : La boutique du nouveau Palm Pre est encore plutôt dégarnie, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle rattrape l’App Store, promet la compagnie américaine.
App Center (BlackBerry OS) : Lancée en avril dernier, la réponse de la compagnie canadienne Research in Motion à Apple est un magasin sobre, où les applications payantes affichent un prix minimum de 2,99 $.
Marketplace (Windows Mobile) : Les propriétaires d’un téléphone qui utilise le système d’exploitation de Microsoft sont les derniers en lice à pouvoir télécharger leurs applications dans une boutique.