Trouvez un article

Rechercher

Vie au travail
Vive la rentrée!

Retour au bercail

D’accord, les ponts sont bloqués. Les autobus sont bondés. Le jardin s’étiole et les gougounes sont rangées dans le placard. Mais la rentrée, c’est aussi le début d’un nouveau cycle exaltant! Petite recette du bonheur au travail, sauce Jobboom.

par Marie-Hélène Proulx


Magazine Jobboom
Vol. 6 no. 7 août 2005


La rentrée, ce sont d’abord les projets stimulants qui démarrent au bureau, l’odeur des livres d’école tout neufs, celle des soupes qui embaument la maison, les séries qui recommencent à la télé et les activités quotidiennes qui reprennent leur droit après une belle parenthèse.

Et pour les amoureux de sport, comme Jean-François Dugal, c’est aussi «le début de la saison de la National Football League, le match d’ouverture du Rouge et Or au stade de l’Université Laval et le meilleur mois pour jouer au golf»!

Pub.

Pas de quoi déprimer.

Du moins pas selon Jacques Ruelland, professeur au Département de philosophie au Cégep Édouard-Montpetit et au Département d’histoire à l’Université de Montréal, qui parle de sa rentrée avec enthousiasme. Une rentrée préparée soigneusement grâce à un rituel qui lui donne chaque année le sentiment de recommencer à neuf et de revivre son premier jour d’enseignement : le nettoyage en règle de ses tiroirs, de ses dossiers et de ses articles de bureau.

«Dès la mi-août, je suis impatient de retrouver ma classe et le contact avec de jeunes esprits qui ne demandent qu’à se laisser former. Cet état de propreté me met dans d’agréables dispositions, si bien que j’offre à mes étudiants un visage souriant. Cela a un impact positif sur mes relations avec eux durant toute la session, raconte-t-il. Enseigner, c’est un mode de vie, une manière de se réaliser à travers l’échange avec les étudiants. Lorsqu’on se prive trop longtemps de ce contact vivant et constamment différent, on a le sentiment d’être sur une autre planète.»

We are the champions…

Si l’enthousiasme de Jacques Ruelland vous étonne, sachez qu’il est pourtant partagé par plus de la moitié de la population canadienne. En effet, 54 % de nos compatriotes affirment retourner au travail reposés et contents après les vacances estivales, révèle un sondage réalisé en 2005 par Ipsos-Reid pour le compte d’Expedia.ca. Ils se promettent même de redoubler d’efficacité et perçoivent leur travail de manière plus positive.

Ce n’est pas rien, puisque seulement 35 % des Français et 37 % des Américains disent reprendre le chemin du boulot frais et dispos, selon des sondages menés en 2005 par Harris Interactive. Pour ce qui est des Américains, on les comprend de traîner de la patte : en moyenne, ils ne s’octroient qu’un maigre congé annuel de 12 jours… Mais les Français, eux, bénéficient en moyenne de 18 jours de vacances de plus par année que les Canadiens (21 au Canada, contre 39 en France)! Comment peuvent-ils ne pas déborder d’énergie après autant de repos?

Selon Marie Claude Lamarche, psychologue spécialisée en santé au travail chez Lamarche cabinet-conseil, tout est affaire d’équilibre. Ainsi, il semble que «trop» de vacances ait un effet négatif sur la relation qu’on entretient avec le boulot. «Les Français partent souvent en vacances pendant un mois entier, alors que les Canadiens prennent en moyenne deux semaines consécutives, explique-t-elle. Cette pause plus courte, qui peut aller jusqu’à trois semaines, constitue le juste milieu. Moins que deux semaines, on ne décroche pas vraiment. Mais quand on part pendant un mois, on déconnecte tellement que le retour est douloureux. On est en forme, mais pas motivé à reprendre le collier. L’idéal est de prendre des pauses régulièrement, mais pas trop longtemps.»


guide de survie


Avez-vous déjà consommé de la drogue pendant vos heures de travail?








Résultats