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Les locaux du Centre CDP Capital sont bruyants eux aussi, comme tous les bureaux uniquement séparés par des cloisons mobiles. Ce type d’aménagement est très répandu mais a rarement la cote auprès des employés, justement parce qu’il est très sonore. Mais Jacqueline Vischer ne le condamne pas pour autant. L’important, pour elle, est que ces cloisons ne soient pas trop hautes afin qu’on puisse voir ses collègues et s’orienter sans trop de difficulté. Au Centre CDP Capital, la tête d’une personne assise dépasse ces murets.
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«Il faut distinguer entre les préférences des employés et la fonctionnalité, dit la professeure. Les espaces ouverts améliorent la communication et permettent des décisions plus rapides.» Et pour le bruit, on finit par développer des stratégies : on ne fait pas d’appels en mode mains libres et on éteint la sonnerie des cellulaires en arrivant, par exemple.
Pour Jacqueline Vischer, la question des aires ouvertes semble non négociable. Mais pour le reste, elle insiste sur l’importance de consulter les travailleurs. «On le fait rarement parce que ça représente des coûts supplémentaires. Pourtant, les entreprises économisent de l’argent à long terme : non seulement il y a moins de plaintes et d’absentéisme, mais également la productivité augmente», dit la professeure.
Les décideurs du Centre CDP Capital, qui ont notamment fait appel à Mme Vischer, ont ainsi demandé à leurs employés de tester différentes chaises avant de choisir le modèle gagnant. Ils ont aussi mené des sondages, une fois l’aménagement réalisé. Résultat : on a ajouté des plantes pour égayer les étages et des indications sur les boutons des ascenseurs pour mieux diriger les visiteurs.
Enfin, comme tout bureau qui a un aménagement digne de ce nom, le Centre CDP Capital donne aux employés la possibilité de modifier leur poste de travail : ils peuvent changer la hauteur de leur table ou de leur chaise, choisir où poser leur écran d’ordinateur et, dans les bureaux fermés, faire varier la température de quelques degrés. «Cette personnalisation est importante : les travailleurs ont envie de se reconnaître au travail comme ils se reconnaissent chez eux», dit Pierre Teasdale. À l’autre extrême, le professeur honoraire de l’école d’architecture cite en exemple des cabinets d’avocats — qu’il refuse de nommer — où les secrétaires n’ont même pas le droit d’orner leur bureau de photos personnelles pour que l’unité du décor soit conservée!
«Renseignez-vous auprès des gestionnaires de votre immeuble sur les systèmes de chauffage et de ventilation et sur la possibilité de personnaliser votre mobilier, conseille Jacqueline Vischer. Très peu de personnes le font alors qu’ils sont généralement très ouverts à ces questions.» Après tout, si l’environnement offert par l’employeur n’est pas très bon, il y a peut-être moyen de l’améliorer soi-même.