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Plus question d’user ses gougounes sur les planchers des édifices à bureaux, ni de revêtir son douillet pull molletonné le vendredi. Le «n’importe quoi» des dernières années est allé se rhabiller! Mais le tailleur ajusté et la cravate tortionnaire ne sont pas de rigueur pour autant.

C’est le «décontracté chic» qui est désormais à la page dans les bureaux. Pour épouser cette tendance, la femme d’affaires n’a qu’à troquer le traditionnel chemisier contre un tricot ou un t-shirt de soie sous son tailleur. Quant au professionnel décravaté, il peut porter un «beau pantalon noir assorti d’une chemise munie de boutons de manchette pour rencontrer des clients», dit le designer Luc Laroche, qui a conçu une collection casual destinée aux 18-35 ans, baptisée Lùk.
Depuis quelques années, les compagnies précisent de plus en plus leurs exigences vestimentaires à l’égard de leurs employés, remarque Marie-Claude Pelletier, la fondatrice de Les effrontés, une boîte montréalaise qui offre des services de consultation vestimentaire ainsi que de magasinage pour hommes et, depuis peu, pour femmes. «La plupart des codes vestimentaires des entreprises précisent, par exemple, que le col est obligatoire.»
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Sur le denim, les surpiqûres ont la cote et lui donnent un petit air élégant. «Dans le style “décontracté chic”, le denim de ville est très à la mode cet automne», souligne Michèle Marin. On retrouve aussi les surpiqûres sur les chemises pour hommes et sur les tailleurs des femmes. La garde-robe sophistiquée de madame est souvent taillée dans la flanelle, le tweed et divers types de velours. «Certains vêtements rappellent un peu le style victorien, ajoute la styliste. Le tailleur a tantôt une manche gigot — ajustée dans le bas et bouffante aux épaules — ou qui arbore parfois un petit volant.» Le pantalon féminin demeure de coupe classique — sans pli, jambe large, taille basse —, mais la jupe droite cède notamment la place à un style «ligne A» ou à godets, c’est-à-dire à gros plis souples. Dans sa collection d’automne, la designer québécoise Nadya Toto a opté pour une jupe en bas du genou et au ourlet asymétrique, très tendance.
Les coupes au carré sont plus classiques. «Le carré est plus épais et moins effilé à la pointe», précise le coiffeur Jason Fortier, du salon Les Garçons coiffeurs. Le style punk, le noir jais et le blond blanc n’auraient plus leur place au bureau, selon lui. Jackie Kennedy et ses coiffures soignées plaisent aux travailleuses. «Les grosses boucles sont de retour, précise-t-il. Cela donne une allure très romantique.»
Quant au maquillage, il joue aussi la sobriété, estime la maquilleuse Loretta Chiesa, du salon Orbite. Paupières dans les tons de bronze, eye-liner plus pâle que l’année dernière, peau mate, joues monochromes, gloss rouge foncé ou lèvres couleur chair sont les favoris de la saison fraîche.
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Des bigoudis au bureau
Vous aimeriez changer de tête entre deux réunions ou rendez-vous sans quitter le bureau? Aucun problème! Des coiffeurs et maquilleurs itinérants se rendent dans les entreprises. Coupe, mise en plis, mèches, coloration, maquillage ou soin des ongles : le trio ambulant montréalais «Beauté en tête» (formé de deux coiffeurs et d’un maquilleur) offre les mêmes services qu’un salon traditionnel.
«Le client n’a besoin de rien, sauf d’un lavabo, souligne la propriétaire et coiffeuse, Sophie Houle. Nous apportons tout le reste : la douchette, les serviettes, les produits coiffants.» Même les magazines!
Outre les contrats pour les réceptions de mariage ainsi que les visites à domicile ou dans les instituts de réadaptation, ce salon itinérant se déplace notamment dans des cabinets d’avocats ou des édifices à bureaux. Les gens de carrière à l’horaire chargé apprécient le service, affirme Sophie Houle.
Beauté en tête offre ses services dans la grande région de Montréal.
Tél. : (514) 288-1234.