«Notre personnel dispose d’une salle de repos, explique Larry Lachance, gestionnaire général du centre de contrôle régional de Montréal, à Nav Canada. À cause du fait que les contrôleurs doivent être extrêmement vigilants, nous devons tout mettre en œuvre pour avoir une excellente gestion de leur fatigue.»
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Chaque contrôleur se repose à sa façon. «Durant les pauses, certains préfèrent faire de l’exercice physique, tandis que d’autres lisent, regardent la télévision ou font la sieste, poursuit Larry Lachance. On peut toutefois observer que plus les gens vieillissent, plus ils optent pour la sieste. L’important, c’est que chacun ait des outils pour récupérer et être alerte dès que le travail reprend.»
Les traducteurs et les contrôleurs de la circulation aérienne ne sont pas les seuls à devoir déjouer les coups de barre. À cet effet, la sieste se révèle un moyen fort simple pour retrouver sa concentration et ses réflexes. Voilà qui devrait encourager les entreprises à miser sur la gestion des rythmes biologiques.
Sieste express
Le repos efficace, ça se travaille. Le Dr Paul L’Espérance, de la Clinique du sommeil du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, y va de quelques conseils pour nous aider à récupérer pleinement durant les pauses :
La durée de la sieste ne devrait jamais excéder 30 minutes. Autrement, on entre en phase de sommeil profond et le réveil prend plus de temps. En fait, 20 minutes devraient suffire.
L’environnement idéal pour la sieste devrait être sombre, sans bruit et à une température confortable.
Avoir les jambes allongées aide à s’abandonner au sommeil.
Inutile de s’obliger à dormir. L’important est de libérer son cerveau.
Certaines personnes ont besoin d’une température de la peau bien précise pour s’endormir. Elles peuvent avoir recours à une légère couverture.