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Certains matins, Nicolas conduit Alexandra à son travail et se rend ensuite au sien. D’autres fois, c’est Alexandra qui garde la voiture. Au retour, l’un d’eux revient à la maison en transport en commun. Alexandra travaille à Saint-Léonard, alors que Nicolas travaille dans l’ouest de Montréal, deux destinations diamétralement opposées par rapport à leur résidence de Rosemont. Même si ça les oblige à faire un détour d’une demi-heure, le couple juge que ça en vaut la peine. «C’est organisé, mignon et respectueux, soutient Nicolas, fier de son concept. Celui qui a besoin de l’auto après le travail la garde pour la journée.» Un système qui arrange particulièrement Alexandra. «Même quand c’est elle qui garde la voiture, c’est moi qui conduis jusqu’à mon travail pour qu’elle puisse se maquiller!» lance en riant Nicolas.
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Pour cet adepte de la conduite automobile, le trajet pour se rendre au boulot constitue une occasion de découvrir de nouvelles rues et tester le chemin le plus court. Sur un fond de musique, le couple en profite pour discuter et partager certains aspects de sa vie professionnelle.
Sur le chemin du retour, seul dans son véhicule, Nicolas ferme les fenêtres et… chante : «Ça défoule, après le travail!» Pour sa part, lorsqu’elle garde la voiture, Alexandra mange souvent dans son véhicule et fait plusieurs appels de son cellulaire.
Contrairement à son conjoint, qui n’aime pas les transports en commun, elle prend grand plaisir à faire le trajet d’une heure lorsqu’elle doit prendre l’autobus : «En auto, je suis super stressée. Je me relaxe beaucoup plus dans l’autobus, où je peux lire tranquillement.»
Peut-être lit-elle les romans d’Agnès Ruiz qui, il n’y a pas si longtemps, les écrivait dans le métro en se rendant au travail? Depuis, les histoires que cette Montréalaise écrivait sur un bloc-notes sont devenues des best-sellers.
Pour cette passionnée d’écriture, les temps libres se faisaient rares entre la vie familiale et professionnelle. «Je me suis dit : ‘’Tiens, je n’ai pas le temps d’écrire à la maison, autant écrire dans le métro’’», explique-t-elle. D’autant plus qu’elle avait deux heures et demie de trajet aller-retour entre son travail de secrétaire dans l’arrondissement Saint-Laurent et sa demeure dans l’est de Montréal. C’est ainsi qu’elle a entièrement rédigé son premier roman, Ma vie assassinée (2001), et son troisième, La main étrangère (2003), dans le métro et les autobus de Montréal.
Les transports collectifs lui ont maintes fois servi de source d’inspiration. «Si rien ne venait, dans l’autobus, je regardais par la fenêtre et je puisais dans ce que je voyais. Dans le métro, je regardais les gens et hop! j’étais partie!»
Aujourd’hui, Agnès Ruiz a quitté son emploi de secrétaire et, depuis plus de deux ans, elle se consacre à l’écriture à temps plein. «J’ai mon étiquette de romancière du métro et je l’assume totalement», lance jovialement celle qui vient de publier son quatrième roman, Le rêve de Mady. Au rythme où va sa carrière, peut-être qu’elle se mettra bientôt à écrire dans les avions…
Pour un flirt
Histoire de se désennuyer dans les embouteillages, certains – et certaines – automobilistes optent pour la drague. Mais puisque les aléas de la circulation transforment généralement les flirts potentiels en étoiles filantes, l’entreprise Flirting in Traffic offre ses services pour vous aider à trouver l’être convoité. Le principe est simple : les personnes intéressées s’inscrivent en ligne www.flirtingintraffic.com et obtiennent un autocollant avec un numéro de membre, qu’elles affichent sur leur voiture.
Et ça marche? Aux dernières nouvelles, 7 500 personnes s’étaient inscrites aux États-Unis. Le problème, c’est qu’elles sont réparties sur la presque totalité du territoire, soit dans 44 États.
Si vous y tenez vraiment, tatouez-vous plutôt «célibataire» sur le front. Ça ne marchera pas plus, mais vous saurez pourquoi. (P. F.)