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Vie au travail

Qui m’aime me suive (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 1 Janvier 2007


De son côté, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a consulté une partie de son personnel avant de faire construire une bâtisse dans le quartier Saint-Roch, à Québec, et d’y rapatrier environ 400 scientifiques et administrateurs autrefois répartis dans une quinzaine de bureaux de la région. «Nous avons demandé aux chercheurs comment ils souhaitaient être regroupés, combien d’espace on devait allouer à leur équipe et de quels équipements ils avaient besoin», explique Jean-Pierre Villeneuve, directeur du centre Eau, terre et environnement de l’INRS.

«Les autobus passent plus souvent ici qu’au Complexe scientifique, à Sainte-Foy, où j’étais avant, dit Jean-Christian Auclair, professeur en écologie aquatique à l’INRS. Il y a aussi plusieurs commerces et restaurants dans les alentours.» Cela compense pour les frais de stationnement qui ont été multipliés par 12!

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Quand elle a déménagé, la Bibliothèque centrale de Montréal, autrefois sur la rue Sherbrooke, a fusionné avec la Bibliothèque nationale du Québec, devenue depuis la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ). «Aucun employé n’a perdu son poste au cours de l’opération. Pendant quelques mois, il y a cependant eu un flottement parce qu’ils ne savaient pas dans quel service de la BANQ ils allaient aboutir», se rappelle Bertrand Bergeron, adjoint à la directrice adjointe du Service du développement culturel, de la qualité du milieu de vie et du développement ethnoculturel de la Ville de Montréal.

La transition a donc été difficile pour ces travailleurs. «Nous avons été mis de côté par les équipes de la BANQ pour faire l’inventaire de notre collection et la mettre dans les boîtes, même si nous étions qualifiés pour les aider», raconte Guy Bourassa, un aide-bibliothécaire qui a vécu ce transfert. Le dénouement a toutefois été heureux : ces employés font désormais partie de l’équipe de la BANQ.

Congédié en douce?

Ceux qui rechignent à changer de lieu de travail ne peuvent qu’en faire leur deuil… ou démissionner. «Les déménagements relèvent du droit de gérance de l’entreprise, c’est-à-dire son droit de s’administrer comme elle l’entend, à moins que cela entraîne un changement majeur dans le contrat de travail entre l’employeur et l’employé», dit Urwana Coiquaud, professeure adjointe en droit du travail à HEC Montréal. Au point où, selon une cour d’appel ontarienne, un employeur peut exiger qu’un travailleur déménage d’Ottawa à un village montérégien, par exemple. Et le congédier s’il refuse! Un tribunal québécois trancherait de la même manière, précise Mme Coiquaud, puisque «ce sont sensiblement les mêmes principes qui gouvernent le droit de gérance dans les deux provinces».

Cela dit, «un individu peut contester un changement de son lieu de travail s’il croit qu’il s’agit d’un subterfuge pour se débarrasser de lui en douce», note la professeure. Selon un jugement de la Cour suprême du Canada, deux conditions sont essentielles pour prouver le stratagème : l’employé se fait imposer ce déménagement par ses patrons, qu’il soit d’accord ou non, et cela modifie substantiellement son contrat de travail. Par exemple, il change de succursale, perd des responsabilités, est le seul concerné par ce changement, etc.

Évidemment, tout travailleur peut aussi se poser des questions si tous ses collègues déménagent dans un autre bureau… sans lui laisser la nouvelle adresse!


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Résultats



Québec

45,9 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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