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Les extras se révèlent aussi utiles quand le salaire ne suffit pas à motiver le travailleur, ajoute Sylvie Leroux. Les compagnies rivalisent donc de créativité au moment d’offrir des avantages non pécuniaires à leur personnel. Les générations X et Y seraient d’ailleurs assez exigeantes sur ce plan. Les produits gratuits sont remplacés par un gymnase ou une journée dans un spa. Ainsi, à Montréal, Ubisoft a aménagé un gymnase dans ses locaux, et l’accès est gratuit pour les employés. Ces derniers peuvent aussi recevoir un massage en période de pointe. Bref, selon Sylvie Leroux, un employeur qui veut garder son monde doit offrir un bon assortiment de privilèges.
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Sur le plan financier, qu’en retirent les entreprises? Pas grand-chose, soutient Anne-Marie Dupras, fiscaliste chez BDO Dunwoody, comptables agréés et conseillers. Vrai que l’employé qui reçoit des chèques-cadeaux dépense chez son employeur et que ce dernier peut en retirer des avantages fiscaux. «Mais si un employeur donne des cadeaux de 5 000 $ à chacun des employés, le ministère du Revenu pourrait contester le caractère raisonnable de cette dépense», ajoute la fiscaliste.
De son côté, l’employé doit se méfier des largesses qu’il reçoit en biens matériels : ce qui a une valeur de plus de 500 $ sera imposé. Un employé peut donc se faire offrir un dîner au resto ou un panier-cadeau pour son anniversaire sans devoir déclarer quoi que ce soit. Mais si l’employeur lui donne l’équivalent en avantages monnayables – par monnayable, on entend tout ce qui représente un montant d’argent bien défini, comme un bon de 200 $ ou une bourse d’études pour fiston –, ce cadeau sera considéré comme un revenu et deviendra imposable dès le premier dollar.
Le travailleur a donc tout intérêt à recevoir les cadeaux avec parcimonie, histoire d’éviter les mauvaises surprises quand vient le temps de remplir sa déclaration de revenus. Car s’il est agréable de recevoir un extra, ce l’est moins quand il est suivi d’un avis de cotisation inattendu…