
«Ce qui est merveilleux, c’est que d’autres passionnés du sans-fil commencent à fonder des organismes ailleurs, basés sur notre modèle», ajoute Alexis Cornellier, en faisant référence aux Zone Accès Public (ZAP) Québec, ogWiFi, à Ottawa-Gatineau, et au Centre du Québec sans fil, à Drummondville, qui a récemment inauguré sa première zone d’accès sans fil au Centre communautaire St-Pierre.
Dans la Vieille Capitale, ZAP Québec, fondé à l’automne, aimerait exploiter 100 zones d’accès sans fil d’ici aux célébrations du 400e anniversaire de la ville, en 2008. «Pour l’instant, on n’en a que cinq, mais une quinzaine sont en attente d’être branchées et le recrutement avance bien», précise le porte-parole, Mario Asselin. Les bénévoles de ZAP ont notamment installé le Wi-Fi au bar L’Inox, dans le Vieux-Port, et dans le Jardin Saint-Roch, au cœur du quartier du même nom.
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Une cité complètement sans fil offrirait de nombreux avantages, selon Mario Asselin. Les touristes auraient accès à de l’information sur la ville, les gens d’affaires pourraient être en contact avec leur bureau. Et il serait agréable pour les citoyens de bénéficier d’Internet dans les lieux publics.
À l’hôtel de ville de Montréal, à défaut d’un projet concret, il semble y avoir une volonté d’implanter Internet sans fil au centre-ville. «On est une métropole internationale, explique Karim Boulos, conseiller de l’arrondissement Ville-Marie et responsable du dossier Wi-Fi. On doit regarder ce qui se fait ailleurs et être compétitif.»
Toutefois, contrairement à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, où la municipalité gère ce service, le conseiller juge que ce sont les fournisseurs existants, comme Vidéotron, Sympatico ou Rogers, qui devraient accomplir cette tâche. «Nous n’allons pas devenir un fournisseur d’accès Internet», prévient Karim Boulos. Selon lui, ces compagnies pourraient offrir Internet gratuitement à leurs abonnés, mais faire payer les usagers occasionnels.
En attendant, heureusement qu’il y a de plus en plus de hotspots à proximité, pour les internautes un peu futés!
Quelques villes bien débranchées
Paris : Dès juin, citoyens et touristes pourront surfer gratuitement dans plus de 260 zones d’accès sans fil. La Ville lumière, désireuse de créer un «art de vivre Wi-Fi», installera la moitié de ses réseaux dans les parcs et jardins. Les autres seront accessibles dans les lieux publics intérieurs, comme les bibliothèques et les musées.
Philadelphie : Une des premières grandes villes américaines à avoir voulu se doter d’un réseau gratuit dès 2004. Philadelphie a toutefois dû reculer devant les pressions des compagnies de télécommunications, qui jugeaient cette concurrence déloyale. C’est finalement le fournisseur Internet EarthLink qui offre le Wi-Fi au centre-ville, sans frais pour les abonnés de son service résidentiel, mais payant pour les autres.
San Francisco : Le géant Google y fournira Internet sans fil gratuitement dans toute la ville, financé par la publicité qui défilera sur les écrans d’ordinateurs branchés. EarthLink offrira aux usagers payants un service plus rapide et sans pub. La mairie a conclu le partenariat avec les deux firmes en janvier dernier, mais n’a pas encore annoncé d’échéancier.
Toronto : Le fournisseur d’électricité Toronto Hydro a installé des routeurs sur ses lampadaires du centre-ville et y offre le Wi-Fi contre 29 $ par mois. Les visiteurs et utilisateurs occasionnels peuvent également payer à l’heure ou à la journée pour se connecter.
Fredericton : La capitale du Nouveau-Brunswick considère que le Wi-Fi doit avoir le même statut qu’un trottoir ou un réverbère : un service qui doit être gratuit pour la population. Active depuis 2004, sa Fred-eZone, gérée par la Ville, offre plus d’une centaine de hotspots.