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Vie au travail
Santé et sécurité au travail

Secourisme en milieu de travail : Indispensable !

Chaque année, quelque 70 000 Québécois suivent un cours de secourisme en milieu de travail dans leur entreprise ou dans un centre de formation accrédité par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

par Anick Perreault-Labelle




L’année passée, les employés de Standard Life ont aussitôt appelé le 911 quand un de leurs collègues a été victime d’un accident cardio-vasculaire.

Puis, ils se sont précipités vers Adrienne Piggott, consultante en informatique et… secouriste. «J’ai d’abord vérifié si mon collègue respirait, puis je lui ai fait un massage cardiaque et la respiration artificielle, se rappelle l’employée de 35 ans. Je n’ai pas réussi à le sauver, mais je ne me sens pas coupable parce que j’ai fait tout ce que j’ai pu.»

Disponible à tout moment

Tout employé, ou presque, peut se porter volontaire pour devenir secouriste. «Les candidats idéaux sont rapides mais calmes», dit Geneviève Pépin, directrice des opérations à Ambulance Saint-Jean, Québec. Ils doivent aussi pouvoir quitter leur poste à tout moment. «Ce n’est pas le cas d’un signaleur de chantier, par exemple. Il y dirige la circulation et il y a un risque d’accident s’il s’absente pour une urgence», précise Éric Arseneault, porte-parole à la CSST.

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Hémorragies, brûlures, étouffements

«Les secouristes ne se substituent pas aux ambulanciers : ils assistent les malades et les blessés en attendant les secours», mentionne Susan Barthe, chef de la direction à Ambulance Saint-Jean, Québec.

Le cours de secourisme en milieu de travail dure 16 heures et doit être refait tous les trois ans. Les «diplômés» savent quoi faire lors d’une brûlure, d’un étouffement ou d’une réaction allergique, entre autres. «Les manœuvres les plus utiles sont le massage cardiaque, la désobstruction des voies respiratoires et l’arrêt des hémorragies», dit Stéphane Leblanc, directeur de l’École de secourisme du Québec.

Il doit y avoir un secouriste par quart de travail dans les entreprises de 50 employés ou moins, et deux dans celles de 51 à 150 employés. Les compagnies avec 151 travailleurs et plus doivent former un secouriste pour chaque groupe de 100 employés. Tous les frais de formation étant assumés par la CSST, les entreprises n’ont qu’à libérer, pour la durée de la formation, les secouristes désignés. Bref, les entreprises n’ont aucune excuse si elles sont prises au dépourvu quand un de leurs employés se brûle ou subit une crise cardiaque!


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