Trouvez un article

Rechercher

Vie au travail
Voyages d’affaires

Jobtrotters

Briser la routine, sortir de son cubicule, voir du pays… Les voyages d’affaires ont souvent des airs de récréation. Mais qu’en est-il de la virée à l’étranger quand on est son propre patron?


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 8
septembre 2008


Ils n’ont pas d’adjointe administrative pour tout planifier, ni de tarifs d’entreprise pour économiser. Pas de per diem pour les dédommager ni de bureau d’accueil dans d’autres contrées. Pourtant, les 552 100 travailleurs indépendants du Québec ont eux aussi des mains à serrer, des congrès à fréquenter, des contrats à signer à l’étranger.

«L’Asie et le Moyen-Orient bouillonnent de projets, observe Diane-Gabrielle Tremblay, professeure de sciences économiques et gestion à la Télé-université de l’UQAM et spécialiste du travail autonome. Pour avoir leur part du gâteau, les travailleurs autonomes sont forcés de se déplacer davantage qu’avant.»

Pub.

Aussi, certains doivent voyager afin de réaliser des contrats pour le compte de multinationales. C’est le cas, entre autres, des consultants en technologies de l’information, des ingénieurs et des gestionnaires en ressources humaines. Généralement, ce type de voyage d’affaires est pris en charge par le client et occasionne peu de soucis pour le travailleur indépendant.

Mais ces chanceux sont loin d’être représentatifs. «Seule une petite partie des travailleurs autonomes œuvrent dans ces domaines spécialisés. La plupart travaillent dans des disciplines du secteur des services comme l’administration, la formation ou l’informatique. Bien qu’ils voyagent moins fréquemment et sur de plus courtes distances, ils doivent tout organiser eux-mêmes», soutient Louis- Jacques Filion, directeur de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier à HEC Montréal. D’où l’importance de bien se préparer…

Avant le départ

Première chose à faire avant de boucler ses mallettes et sa valise : établir clairement ses objectifs. Car l’allure d’un séjour varie selon qu’on parte évaluer un marché, établir des contacts, participer à une formation ou visiter des clients.

«Si je pars pour faire une ou deux rencontres et prendre des vacances, je n’organise pas mon horaire de la même façon que si je vais visiter plusieurs clients», explique Jean-Benoît Nadeau, journaliste pigiste et auteur du Guide du travailleur autonome.

La route peut présenter une solution de rechange intéressante au trafic aérien, quand la destination le permet.

Ainsi, la planification d’un exil de quelques jours en vue d’assister à un congrès se limite à se rendre sur place et à s’assurer d’être logé à proximité de l’événement. L’horaire est déjà meublé par les conférences et ateliers.

Pour les voyages remplis de rencontres aux quatre coins d’une ville étrangère, mieux vaut préparer un horaire détaillé, avec les coordonnées exactes de chaque rendez-vous ainsi qu’un itinéraire pour se rendre d’un endroit à l’autre (facilement élaboré à l’aide d’un service de cartes géographiques en ligne comme Google Maps ou MapQuest).

À éviter : les horaires surchargés. En plus d’augmenter le niveau de stress et les risques de retard, ils ne laissent aucune marge de manœuvre en cas d’imprévus. Et selon Yves Chevalier, consultant en implantation d’entreprises et de projets humanitaires à travers le monde, un voyage d’affaires est souvent parsemé de surprises. «Il y a toujours une part d’une journée de travail à l’étranger qui est “perdue” à cause de facteurs indépendants de notre volonté comme les retards de clients, l’attente pour un taxi ou l’annulation d’un rendez-vous.» Trois ou quatre rencontres professionnelles sont donc amplement suffisantes pour remplir une journée.

Quelques incontournables à glisser dans ses bagages : des cartes professionnelles, des brochures d’entreprise dans la langue du pays visité (ou du moins, en anglais), une clé USB sur laquelle sont copiés les documents importants, les adaptateurs électriques nécessaires ainsi que des vêtements pas trop froissants.


guide de survie


Au travail, êtes-vous loyal(e) ?










Résultats



Québec

51,1 %


Situation de l’emploi :
Passable

NOS AIGUILLEURS