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Si un travailleur de rue ratisse les quartiers à la recherche de gens marginalisés, ce n’est pas pour leur faire la morale, mais pour les épauler.

Il est ardu pour un travailleur de rue d’approcher sa clientèle, généralement composée de jeunes adultes qui ne fréquentent pas les écoles et les autres milieux institutionnels, comme les Centres jeunesse. «Ça prend des mois avant qu’il gagne leur confiance, dit Annie Fontaine, professeure à l’École de service social de l’Université de Montréal.»
Un bon travailleur de rue est ouvert d’esprit. «Il aide, par exemple, pour un avortement, une demande d’assistance sociale ou un échange de seringues», dit Annie Durette, de l’organisme Travail de rue à Mirabel.
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Mais attention : ce boulot est propice à l’épuisement professionnel! «Il faut être capable de séparer vie intime et travail», précise Mme Fontaine. Par chance, les employeurs offrent du soutien aux travailleurs de rue en faisant, entre autres, des réunions pour qu’ils puissent parler de leurs tracas.