Vie au travail
La criminalité et le monde du travail

Mon bureau, c’est la rue!

Si un travailleur de rue ratisse les quartiers à la recherche de gens marginalisés, ce n’est pas pour leur faire la morale, mais pour les épauler.

par Marie-Claude Marsolais




Il est ardu pour un travailleur de rue d’approcher sa clientèle, généralement composée de jeunes adultes qui ne fréquentent pas les écoles et les autres milieux institutionnels, comme les Centres jeunesse. «Ça prend des mois avant qu’il gagne leur confiance, dit Annie Fontaine, professeure à l’École de service social de l’Université de Montréal.»

Un bon travailleur de rue est ouvert d’esprit. «Il aide, par exemple, pour un avortement, une demande d’assistance sociale ou un échange de seringues», dit Annie Durette, de l’organisme Travail de rue à Mirabel.

Une bonne entrevue

Le travailleur de rue bosse principalement pour des organismes communautaires et des maisons de jeunes. Lors de l’embauche, la personnalité passe avant le diplôme. Une fois recruté, il participe à des ateliers de formation, portant entre autres sur la prévention du suicide. «D’habitude, on demande une formation collégiale ou universitaire en sciences humaines, comme l’anthropologie ou le travail social, dit Mme Fontaine. Mais l’important, c’est l’entrevue. Il faut détecter, chez le futur travailleur de rue, le désir d’aider autrui.»

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Mais attention : ce boulot est propice à l’épuisement professionnel! «Il faut être capable de séparer vie intime et travail», précise Mme Fontaine. Par chance, les employeurs offrent du soutien aux travailleurs de rue en faisant, entre autres, des réunions pour qu’ils puissent parler de leurs tracas.


guide de survie

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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